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Travail

22 % des salariés de l'Union européenne souffrent de stress

Anne-Marie Boulet

On savait déjà que le stress au travail est un phénomène répandu dans les pays européens[<1>Lire :

[

]]. L'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (Osha) vient de publier un rapport sur le sujet, mis en ligne le 1er septembre sur son site1.

Selon ce rapport, en 2005, quelque 22 % de travailleurs européens souffraient de ce mal (dans l'Union à 27 pays), et les salariés le placent en seconde position des risques professionnels, après les troubles musculo-squelettiques (Tms). Le phénomène stress au travail est, notent les conclusions du rapport, en particulier observé dans les quinze premiers pays de l'Union européenne.

En 2005, les taux de stress les plus élevés ont été relevés en Grèce (55 %), en Slovénie (38 %) et en Suède (38 % également). Les taux les plus faibles étant repérés au Royaume-Uni (12 %) puis en Allemagne, Irlande et Pays-Bas (16 %). La France enregistrait aussi un taux assez bas (18 %).

Même si, a priori, le stress a semblé diminuer entre 2000 et 2005, le rapport note des «différences significatives entre taux de stress et niveau des autres indicateurs de stress ».

Les hommes plus touchés que les femmes

Les hommes semblent être un peu plus touchés que les femmes (23% contre 20%) et les secteurs professionnels les plus concernés sont l'éducation[<3>Lire : [ ]], la santé, l'agriculture et la pêche ainsi que l'administration publique.

Quant aux âges les plus sensibles, il semble que les 45-54 ans soient le plus exposés au stress même si les réponses varient beaucoup selon le type de stress. Les plus jeunes (25-35 ans) sont beaucoup confrontés aux violences et aux harcèlements.

A l'avenir, l'Agence européenne compte affiner ces analyses du stress au travail en Europe en se penchant sur les différences culturelles entre stress perçu et stress observé au travail, et risques psycho-sociaux mais aussi se demander quels indicateurs sont possibles pour définir le stress au travail. En vue de parvenir à établir, dans les différents pays, à des politiques de prévention.

L'enjeu est de taille : en 2002, la Commission européenne estimait le coût économique annuel, associé au stress au travail - dans l'UE-15 - à 20 millions d'euros.

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