Santé / Prévention

50 ans : les examens médicaux recommandés

Si vous ne deviez retenir qu’une seule bonne résolution parmi toutes celles que vous avez prises en ce début d’année, ce devrait être celle-ci  : passer des tests de dépistage ! Vue, audition, reins… Revue de détail.

Passer un test auditif

Vous avez du mal à suivre une conversation dans un lieu bruyant ? Vous faites répéter vos interlocuteurs ou vous montez le son de la radio ou de la télévision ?
Si c’est le cas, vous devez effectuer un test auditif. Après 60 ans, une personne sur deux a une perte auditive significative, mais seulement 30  % des personnes âgées en ont conscience. C’est pourquoi il est conseillé de consulter un spécialiste dès 60 ans, puis régulièrement tous les un à deux ans.

Surveiller ses reins

Les maladies rénales sont pernicieuses   : elles se déclarent souvent tardivement, au stade de l’insuffisance rénale chronique avancée. Pour repérer précocement une anomalie rénale, il suffit de réaliser un bilan sanguin (on mesure le taux de créatine) et un test urinaire.
Ces examens sont conseillés aux personnes de plus de 60 ans ou à celles dont un parent est atteint d’une maladie rénale génétique, aux diabétiques et aux hypertendus. Pensez également au dépistage si vous avez pris pendant longtemps un traitement médicamenteux (lithium, certains immunosuppresseurs, les anti-inflammatoires non stéroïdiens et certains antalgiques) pouvant être toxique pour les reins.

Dépister le diabète de type 2

Dans le diabète de type 2, le processus de régulation de la glycémie ne fonctionne plus, car le pancréas ne sécrète plus assez d’insuline. Ce que l’on sait moins, c’est que ces défauts de sécrétion hormonale sont transmis génétiquement. Si l’un de vos parents est diabétique, vous avez peut-être une prédisposition à le devenir vers 40-50 ans.
Dans ce cas, demandez à votre médecin de vous prescrire «  une glycémie à jeun  » à partir de 40 ans, ou plus tôt si vous présentez d’autres facteurs de risque : surpoids, sédentarité, antécédent de diabète lors d’une grossesse, traitement ponctuel à la cortisone. A l’occasion de cette prise de sang, faites doser votre taux de cholestérol. Il a tendance à augmenter avec l’âge.

Contrôler sa tension

14  millions de Français souffrent d’hypertension, mais près de 4  millions ne sont pas pris en charge. Pourtant les risques de l’hypertension pour le cœur, le cerveau et les reins sont bien réels. Il est donc important de faire contrôler votre tension artérielle par un professionnel de la santé, deux fois par an après 40 ans, voire plus si vous fumez ou si vous êtes en surpoids.
Et surtout après 60 ans, un âge où 70  % des individus sont hypertendus. De même, si l’un de vos parents a été traité pour hypertension avant 50 ans, les contrôles doivent être réguliers dès l’âge de 20 ans.

Prévenir le glaucome

Le glaucome est une maladie chronique caractérisée par une augmentation de la pression à l’intérieur de l’œil, qui, faute de traitement, peut provoquer une atteinte du nerf optique et une perte de la vision. Or, souvent, les premiers signes ne sont perceptibles que lorsque le glaucome a déjà fait des ravages  : baisse de la vision et troubles du champ visuel.
Il faut donc consulter, dès 40 ans, une fois par an, un ophtalmologiste, qui prendra votre tension oculaire. Si nécessaire, il vous fera faire un champ visuel pour déterminer si vous souffrez d’une perte de la vision périphérique et réalisera un fond d’œil pour analyser l’état de votre nerf optique. En cas de tension élevée (supérieure à 20), des gouttes vous seront prescrites à vie.

Mesurer sa densité osseuse

Après 50 ans, la perte osseuse est inévitable, notamment chez les femmes, qui ne sont plus protégées par les hormones après la ménopause. Résultat  : les os, fragilisés, se cassent plus facilement. Les fractures du poignet, des vertèbres ou du col du fémur sont particulièrement révélatrices de la maladie.
En mesurant la baisse de la densité minérale osseuse, l’ostéodensitométrie permet d’évaluer le risque. Cet examen est donc indiqué à tout âge, aussi bien pour les hommes que pour les femmes, et surtout en cas de fracture après un choc relativement léger, chez la femme ménopausée avant l’âge de 40 ans ou en cas d’antécédent de fracture du col du fémur chez l’un des parents.
Attention, ­l’ostéoporose peut se cacher derrière une perte de taille importante, des douleurs osseuses ou une déformation de la colonne vertébrale. L’examen est gratuit pour les personnes à risques (antécédents familiaux, ménopause précoce, etc.). Renseignez-vous.

 

-  [04.01.10]   Sylvie Boistard

Vous pouvez bénéficier tous les cinq ans d’un bilan de santé gratuit durant lequel un examen clinique et une batterie de tests (analyse de sang, d’urine, contrôle de la vue et de l’audition, évaluation de la capacité respiratoire, électrocardiogramme et dépistage bucco-dentaire) sont réalisés. Pour en bénéficier, contactez votre caisse d’assurance-maladie, qui vous adressera un formulaire à remplir. Vous recevrez par la suite une convocation.

Ayez le réflexe dépistage organisé
Pour prévenir l’apparition des tumeurs, notamment au sein et au côlon, ayez le réflexe «   dépistage organisé   ». Sans pour autant négliger les examens individuels   : savez-vous, par exemple, qu’il est conseillé de montrer chaque année ses grains de beauté à un dermatologue ? Et à vous, messieurs, de faire surveiller votre prostate dès 50 ans ?
De même, les tumeurs mammaires concernent de plus en plus de jeunes femmes   : chaque année, faites examiner vos seins par un gynécologue, lequel en profitera pour réaliser un frottis (il permet de révéler une anomalie du col de l’utérus), un examen à renouveler tous les trois ans dès l’âge de 25 ans.

envoyer l'article par mail     

 

Décryptage

Y a-t-il des aliments anticancer  ?

Près d’un tiers des cancers pourraient être évités grâce à une meilleure alimentation. S’il n’existe pas d’aliments magiques qui mettraient totalement à l’abri de cette maladie, certains d’entre eux ont de réels effets protecteurs. Les livres sur (...)  [02.01.12] • Réagir

Tous les décryptages

à lire sur le même thème

Santé publique

 Mediator : perquisitions au siège de l’Afssaps et chez des cadres de l’agence

Le siège de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a été (...)  [03.02.12]

 L’abus de sucre est aussi mauvais que le tabac et l’alcool pour notre santé

Manger trop sucré est mauvais pour la santé. Une forte consommation de sucre est liée à (...)  [03.02.12]

 Une nouvelle étude précise comment la maladie d’Alzheimer s’étend

Selon des chercheurs de l’Université Columbia, du New York State Psychiatric Institute (...)  [03.02.12]

 Après des mois de mobilisation, la maternité des Lilas (93) est sauvée

“Puisse notre lutte servir à tous ceux qui se battent pour un système de santé publique solidaire (...)  [01.02.12]

 Les premières alertes sur les prothèses Pip remontent à 1996

Le rapport de la Direction générale de la santé (Dgs) et de l’Agence française de sécurité sanitaire (...)  [01.02.12]

Prévention

 Destination santé pour la Mcrn

Ateliers équilibre ou mémoire, cafés santé, opération «  Le printemps dans l’assiette  »… Depuis (...)  [01.02.12]

 Vaccination : le calendrier âge par âge

La vaccination est un moyen de se protéger contre les maladies infectieuses. En France, elle est (...)  [01.02.12]

 Amalgames dentaires : pas si inoffensif, le mercure

En France, les autorités sanitaires considèrent que les amalgames dentaires sont sans risques (...)  [01.02.12]

 Personnes âgées : chuter n’est pas une fatalité

Chaque année en France, 9 400 personnes décèdent des suites d’une chute. Les trois quarts ont plus (...)  [01.02.12]

 On se lave les mains  !

78 % des Français déclarent ne pas se laver systématiquement les mains après s’être mouchés, 66 % (...)  [01.02.12]

Appel à témoins

Les fiches

 Fiches santé

 Fiches droits

 Fiches alimentation