68 parlementaires demandent un moratoire sur les hôpitaux de proximité
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Demain, 27 novembre, se tient au Palais Bourbon, un débat sur l’hôpital de proximité. L’occasion qu’ont choisie 68 parlementaires pour demander au ministre de la Santé un moratoire de 18 mois sur les fermetures des services hospitaliers. Ils veulent pouvoir mener un débat serein.
Face au désert médical qui s’étend à la faveur de fermeture de services, un groupe de 68 parlementaires veulent poser à nouveau la question de la place de l’hôpital de proximité dans l’offre de soins globale.
Sous la houlette de Christian Paul, député de la Nièvre, et Michel Antony, président de la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux de proximité, ils ont adressé une lettre le 22 novembre au ministre de la Santé pour lui rappeler que « de nombreux facteurs viennent mettre en danger le droit d’accès à des soins de qualité ».
lls citent ainsi les fermetures de services hospitaliers et le financement problématique de la santé. 78 services de chirurgie et de maternité ont été fermés entre 1997 et 2004. Ce mouvement n’a pas cessé.
Les élus veulent prendre le temps de réfléchir pour « innover, reconstruire et adapter les système aux défis sanitaires de notre temps ». Ils demandent à Roselyne Bachelot, un moratoire de 18 mois sur les femetures de services hospitaliers, afin notamment d’évaluer l’impact des fermetures effectuées ces dernières années.
La table ronde nationale sur l’hôpital de proximité a lieu le 27 novembre de 16h15 à 19h30 au Palais Bourbon - salle 6217, (2ème sous-sol).
Au programme : « La qualité des hôpitaux de proximité, ça existe ! Quelle modernisation négociée pour les hôpitaux de proximité ». Grand témoin, Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France, interviendra à 17h30.
[26.11.07]
Marianne Rolot