Mutualité

A Romans, un partenariat qui a la santé !

« Après plus de cinquante ans de vie commune avec les centres de santé mutualistes, à Romans, je n’imaginais pas à quel point inaugurer un centre tout neuf était pour vous, mutualistes, un événement important. Ils font tellement partie de notre quotidien, à nous, ici ! » C’est en ces termes que Philippe Drésin, maire (PS) de Romans-sur-Isère, dans la Drôme, a pris la parole, le 21 septembre, lors de l’inauguration des nouveaux locaux du centre de santé implanté depuis quarante-cinq ans dans le quartier populaire de la Monnaie, à Romans, et baptisé à cette occasion l’Escale blanche.

Avant Philippe Drésin, Jean-Paul Benoit, président de la Fédération des mutuelles de France, avait précisé : « Inaugurer un centre de santé polyvalent avec des activités médicales a, pour nous, une saveur toute particulière. Nous avons en effet vécu, ces dernières années, plus de pertes que de naissances. Quels que soient les organismes gestionnaires : la Croix-Rouge, mais aussi les mutuelles. Parallèlement, depuis deux ans, nous avons vu exploser le renoncement aux soins et c’est un vrai problème. Le rôle premier de la mutualité est en effet de favoriser l’accès aux soins. »

Puis il a ajouté : « Nous avons une vraie pénurie sanitaire dans notre pays. Et les soucis de démographie médicale ne suffisent pas à expliquer le problème. Face à cette problématique se développent des maisons de santé. C’est bien, mais ce n’est qu’une partie de la réponse. Il faut aussi des centres de santé. »

Romans, comme l’ont rappelé mutualistes et élus, est un cas d’école. L’exemple d’une réussite rare parce que, dès le début, le dialogue s’est instauré avec la Ville, permettant l’implantation d’un, puis de deux centres de santé polyvalents : le premier dans le centre-ville, l’autre dans le quartier de la Monnaie.

« Je tiens à souligner que ce n’est que grâce à ce partenariat exemplaire avec la Ville que nous réussissons à perdurer et à vraiment jouer notre rôle envers la population », a spécifié le président de la Fmf.

Deux centres de santé, c’est chose précieuse pour une ville de 34 000 habitants et un bassin de vie de 53 000 habitants, durement touché par la précarité. Les centres gérés par l’Ugrmfda, que préside Maurice Hérédia, proposent de nombreux services médicaux, paramédicaux et dentaires. Ils emploient quelque 70 personnes.

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