Amiante : Greenpeace « capture » le Clemenceau
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Deux militants de Greenpeace sont montés en haut du mât du porte-avions Clemenceau ce matin, près de l’entrée du Canal de Suez. Dans le même temps, l’association écologiste a demandé à l’Egypte, signataire de la convention de Bâle qui interdit l’exportation de déchets dangereux, qu’elle refuse au Clemenceau le passage vers l’Inde, où il doit être démantelé.
Pour Greenpeace, « la France n’a tenu ni ses engagements de désamiantage ni ses engagements de formation des personnels indiens. [...] Nous ne pouvons simplement pas laisser le bateau aller plus loin : ce déchet doit repartir en France où il doit être désamianté complètement... »
Pour les autorités françaises, l’affaire se complique, car le 6 janvier, la Commission spéciale de la Cour Suprême indienne a déjà refusé au Clemenceau l’autorisation de pénétrer dans les eaux territoriales indiennes.
Hier, 11 janvier, le juge des référés de Versailles, dans les Yvelines, a décidé de permettre à Grenpeace et à Ban Asbestos d’avoir accès aux estimations de la société Technopure qui évalue la quantité d’amiante à bord entre 500 et 1 000 tonnes. Deux experts ont ainsi été chargés d’examiner ces documents. Ils devront présenter leurs conclusions avant le 15 février prochain.
Les deux associations refusent que le Clemenceau soit amené et démoli en Inde, alors qu’il n’est pas vraiment désamianté. Ce qui revient à exporter le risque et la pollution et met en danger la santé des ouvriers des chantiers navals indiens.
Une position que défendent aussi les associations françaises de défense des victimes de l’amiante - Andeva, Comité anti-amiante de Jussieu,etc. - qui ne connaissent que trop bien les dégâts de l’exposition à ce produit.
Plus d’infos sur le site de Greenpeace :
http://www.greenpeace.fr
[12.01.06]