Antibiotiques : utilisés à tort, « ils deviendront moins forts »
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Après des années de campagne sur le thème « Les antibiotiques, c’est pas automatique », l’Assurance-maladie relance ses efforts pour limiter la consommation de ces médicaments et préciser l’objectif : éviter que certaines bactéries ne deviennent résistantes à des produits sur-utilisés. Le slogan se fait donc plus précis : « Si on les utilise à tort, ils deviendront moins forts ».
L’Assurance-maladie veut aller plus loin parce que si la première campagne a plutôt bien fonctionné, ces progrès sont aujourd’hui remis en cause.
La première campagne a permis d’éviter 40 millions de prescriptions d’antibiotiques depuis 2002, soit l’équivalent d’un hiver entier de prescriptions.
Mais la surconsommation d’antibiotiques a repris depuis 2007 : nous sommes de nouveau passé en tête dans ce domaine en Europe (juste derrière la Grèce).
Selon l’assurance-maladie, dans un quart des cas aujourd’hui encore, les antibiotiques sont prescrits pour des maladies virales. Or « les antibiotiques n’agissent pas sur les virus ; ils sont donc inutiles dans le traitement de ces infections ».
Cette surconsommation est un vrai problème de santé publique. Elle favorise le développement de résistances des bactéries aux antibiotiques avec de lourdes conséquences pour les patients. D
ans « l’Union Européenne, 25 000 patients meurent chaque année d’une infection liée à des bactéries multi-résistantes qui n’a pas pu être traitée faute d’antibiotiques efficaces », précise l’Assurance-maladie.
[31.05.10]
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www.ameli.fr