Benoit Hamon pour un partenariat avec le mouvement mutualiste
Le jeune ministre replaçait l'intérêt de l'économie sociale et solidaire au sein de la crise que nous vivons tout en appelant à être vigilants sur les risques sur notre système de protection sociale.« Cette crise ouvre la voie à des remises en cause fondamentales de nos système solidaire et de l'organisation même de notre cohésion sociale. Ces remises en cause sont d'autant plus pernicieuses qu'elles s'appuient sur l'exacerbation de l'individualisme et des comportements qu'il implique. »
Le ministre rappelle que 500 000 millions d'euros seront consacrés au secteur de l'économie sociale et solidaire et annonce qu'il confiera à Philippe Frémeaux, ancien directeur d'alternative économique, une mission sur la mesure de l'impact de l'économie sociale et solidaire, de façon à identifier et quantifier son apport social.
Plus spécifiquement dans le domaine mutualiste, il assure : « La pérennité de vos établissements est donc un objectif d'intérêt général. Il est légitime qu'ils puissent prétendre à des outils publics, notamment en termes de financements adaptés à leurs spécificités. Mais il faut aussi probablement s'interroger sur la modernisation, en termes de gouvernance qu'appellent peut être les mutations de notre environnement économique »
« La logique de Livre II, en tant qu'assureurs, sont aux prises avec des logiques prudentielles très exigeantes. Les mutuelles de libre III, établissements sanitaires et sociaux, évoluent dans des univers de régulation et de réglementation différents. Je suis prêts à engager avec vous et en lien avec Marisol Touraine, une réflexion sur le meilleur moyen de combiner ces deux logiques de manière cohérentes, dans un partenariat que je souhaite réussi entre les pouvoirs publics et le mouvement mutualiste. »
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