Social

Cadarache : sur un site du CEA, des intérimaires sans salaires qui doivent payer leurs équipement de protection

Sur le site de Cadarache du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), 8 salariés intérimaires portugais, détachés en contrat de mission de 6 mois sur le chantier de construction du Réacteur RJH par la société Travel Works Trabalho Temporario ont été licenciés en mai dernier. Depuis, ils sont en grève.
On ne l’apprend qu’aujourd’hui, mais ces ouvriers ont vu leur mission s’achever brutalement parce qu’ils réclamaient... le paiement de leur salaire et la mise à disposition d’équipements de protection individuelle.

On sait que les intérimaires subissent fréquemment des conditions de travail difficiles et que leur sécurité et leur santé sont parfois mises en cause. Ici, outre les salaires en partie non versés, les amplitudes de travail illégales, etc., leur employeur leur a déduit le coût des équipements de protection sur les quelques acomptes versés.

Ce cas révèle également la mise en place d’une cascade de sous-traitants : ces salariés travaillaient normalement pour Travel Works Trabalho Temporario « pour le compte de la société sous-traitante SAMT, à son tour sous-traitée par RAZEL, AREVA et CEA » rapporte l’Union syndicale de l’Interim CGT. Aujourd’hui, ces salariés sont en grève, sans ressources. Les sociétés impliquées se taisent, « les employeurs se renvoyant la balle, les donneurs d’ordre se défaussant de leurs obligations » dénonce le syndicat.

 

-  [06.07.10]

Voir le site de l’Union syndicale de l’Interim CGT :
www.interim.cgt.fr/

Nos précédents articles :
Création d’une association de défense de la santé des salariés de la sous-traitance
Comment vont les salariés du nucléaire ?
Sous-traitants moins bien suivis, privatisation, l’avenir inquiète les médecins du travail

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