Contesté, l’ordre des kinésithérapeutes poursuit les kinés rebelles en justice
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Une vingtaine de masseurs kinésithérapeutes de la Haute-Garonne – salariés dans des cliniques ou au Chu – se retrouveront le 16 février devant les juges du Tribunal de grande instance de Toulouse.
Ils sont poursuivis par le conseil de l’ordre départemental des masseurs kinésithérapeutes pour « exercice illégal » parce qu’ils ne sont pas inscrits au tableau de l’ordre.
Cet ordre professionnel, calqué sur celui des médecins, a été créé en 2004. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne fait pas l’unanimité : toutes les organisations syndicales de ces professionnels – sauf la Cgc – se sont prononcés contre sa création. Et 13 % seulement des kinés ont participé aux élections de ses instances.
Dans une déclaration de soutien aux kinés poursuivis, la Cgt-Santé appelle à les accompagner au tribunal.
Le syndicat souligne qu’il est non seulement opposé « au principe de payer pour pouvoir travailler » mais aussi « au principe même de ces structures ordinales » car ce « n’est pas de telles structures dont les personnels ont besoin mais de moyens pour prodiguer des soins de qualité » et respecter la déontologie ».
La Cgt-Santé voit les poursuites engagées contre ces kinés comme « visant à intimider et humilier les personnels » et demande « que se passera-t-il si l’ensemble des kinés qui n’ont pas adhéré à l’ordre a une interdiction d’exercer alors même que tous les établissements de santé ont d’énormes difficultés pour recruter des professionnels ? »
Et la Cgt d’aller plus loin : « Le gouvernement a besoin de ces "outils anti-démocratiques" que sont les ordres pour mettre en place ses réformes, notamment la loi "hôpital, patients santé et territoires" ».
[12.02.09]