Distilbène : appel à la mobilisation avant le procès du 23 juin !
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L’association Les Filles DES lance un appel à la mobilisation avant le procès sur le distilbène qui aura lieu le 23 juin. Sa présidente Séphanie Chevalier souhaite que toutes les victimes de cette hormone, et qui ne peuvent le prouver faute de fournir d’ordonnance d’origine, soient tout de même présentes ce jour là. Sans ordonnances, les laboratoires (UCB Pharma et Novartis), ne peuvent être condamnés.
Le point avec Stéphanie Chevalier, présidente de l’association Les Filles DES
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L’association Les Filles DES
Stéphanie ne peut avoir d’enfant suite à une malformation grave de l’utérus. Née en 1974, sa mère a pris du Distilbène mais ne lui en a jamais parlé. Elle se fait opérer en 2001 et 2003, subi des fécondations in vitro à répétition. Un parcours douloureux et qui s’avérera infertile...
Elle crée son association en 2003 et se bat aujourd’hui pour que les victimes soient indemnisées par les laboratoires qui ont commercialisé ce produit.
Parallèlement Stéphanie et son mari ont engagé des démarches d’adoption. Ils sont actuellement au Vietnam où un petit garçon les attend.
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Distilbène : la Cour d’appel augmente les indemnisations des victimes<
[11.06.09]
Marilyn Perioli
Pour vous joindre à cet appel, vous pouvez contacter avant le 23 juin Association Les Filles DES www.lesfillesdes.com
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Qu’est-ce que le DES ?
Le D.E.S. ou diéthylstilboestrol est une hormone de synthèse commercialisée depuis 1950 jusqu’en 1977 en France, vendue sous le nom de Distilbène® et prescrite aux femmes pendant la grossesse pour prévenir les fausses couches, les risques de prématurité et traiter les hémorragies gravidiques.
Le D.E.S. s’est révélé nocif pour les enfants exposés in utero et surtout pour les filles.
Il est notamment responsable d’anomalies génitales sur les enfants des femmes qui ont pris le médicament.
Du fait des malformations génitales provoquées par l’exposition au D.E.S. in utero, ces jeunes femmes ont de grandes difficultés à être enceintes, à mener une grossesse à terme ( grossesses extra-utérines,fausses couches, grande prématurité ...), surtout si elles ne bénéficient pas d’une prise en charge éclairée.
Le risque de survenue d’un cancer du vagin et du col, mis en évidence chez les jeunes femmes D.E.S., pourrait être augmenté à la ménopause. D’où la nécessité d’un suivi et d’une vigilance à vie.
De nombreuses femmes méconnaissent les problèmes causés par ce médicament et ignorent parfois qu’elles y ont été exposées.