Des ados solidaires et passionnés
Une semaine durant, comme chaque été, une vingtaine d’adolescents des clubs de jeunes de Saintes (Charente-Maritime) et d’Anglet (Pyrénées-Atlantiques) se sont retrouvés autour d’un projet commun. Cette année, il avait été décidé d’inviter quelques adolescents handicapés, du 16 au 21 juillet, à la base de loisirs de Chaniers (tout près de Saintes), gérée par le comité d’établissement régional (Cer) Sncf d’Aquitaine. Et ce, afin de préparer avec eux un raid sportif de deux jours auquel ont été associés plusieurs centres de loisirs.
Finalement, seule Alicia, jeune fille sourde, a pu participer à cette rencontre associant de nombreux sports : Vtt, course d’orientation, tir à l’arc, à la sarbacane, tir sportif, escalade, jeux nautiques et canoë. Pendant les entraînements préparatoires, elle s’est révélée excellente dans de nombreux sports et douée pour galvaniser son équipe et la tirer vers le haut !
Elle a également participé à l’action de prévention sur la santé des sportifs, organisée, le 18 juillet, par le pôle prévention de Mutuelle Entrain, en partenariat avec la section Poitou-Charentes, que représentaient Régis Pubert et Josefa Vaquero. Ghislain Corbion et Catherine Couturier ont animé des ateliers assez ludiques sur le risque solaire, la santé des pieds… et, surtout, la nutrition et l’hydratation avant et après une compétition.
L’animation baptisée « photo-langage » a consisté à choisir, parmi une trentaine d’images très différentes, celle qui illustrait le mieux son alimentation idéale. Tous se sont exprimés à tour de rôle. Pour Alicia, c’était le café-croissant du matin, même si manquait le jus de fruits pour l’apport en vitamines. Elle s’exprimait à la fois par textos et en langue des signes, grâce à Elodie Font-Etcheverry, directrice du club d’Anglet, qui servait d’interprète. Jules, lui, a choisi une photo de Bmx (vélo pour circuits accidentés), expliquant que « le sport, c’est ma drogue, et après, j’ai toujours faim ! ». Alexandre montre une photo d’un repas de famille car « la nourriture rassemble les gens ».
Il leur était avant tout demandé d’exprimer un ressenti et de s’interroger, mais en aucun cas de se juger les uns les autres.« Il n’y a pas d’alimentation idéale ; chacun se nourrit en fonction de sa culture, de son éducation, de son mode de vie, de son environnement, des facteurs psychologiques et physiologiques… », a expliqué Ghislain Corbion.

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