jeudi 9 février 2012
Le conseil d’administration du Groupement d’intérêt public pour le dossier médical personnel (Gip-Dmp) a adopté, le 5 mai, la généralisation du projet de Dmp, mais en « allégé ».
Le dossier médical personnel sera bien mis en place en 2007 (en avril ou en mai), mais avec des ambitions revues à la baisse au moins pour le démarrage, comme s’il s’agissait d’abord de tenir le calendrier.
Le projet a en effet pris bien du retard. Les expérimentations prévues dans 13 régions n’ont toujours pas été lancées.
Le Dmp ne sera ouvert qu’à la demande du patient et non plus obligatoire... Or la réforme de l’assurance-maladie prévoyait que la présentation du Dmp conditionnerait le taux de remboursement des soins par la Sécu.
A l’ouverture, le Dmp « allégé » contiendrait surtout des données issues des remboursements de l’Assurance-maladie. Les médecins pourront bien ensuite alimenter le dossier de leurs patients, mais une grande partie d’entre eux n’a pas l’équipement nécessaire.
Il n’est plus question d’un Dmp centralisant toutes les informations médicales concernant un assuré social. Le ministère veut limiter les dépenses à une dizaine d’euros par dossier, ce qui ne permettra pas de stocker radios, comptes rendus d’analyses biologiques ou d’hospitalisation pour chaque assuré social.
Au plan technique, la Caisse des dépôts et consignations sera garante du site internet unique et sécurisé permettant l’accès au Dmp ; un « hébergeur de référence » sera choisi à la rentrée prochaine sur appel d’offres. Chaque assuré disposerait ainsi d’un « service universel » commun. Enfin, des services supplémentaires (lesquels ?) seront possibles via des opérateurs agréés.
Les six consortiums industriels partie prenante du projet semblent inquiets de ces incertitudes. Car la mise en place des systèmes et les tests coûtent cher et ne déboucheront pas forcément sur un modèle économiquement viable pour eux.
Enfin, le Collectif interassociatif sur la santé (Ciss), qui regroupe des associations de patients, a annoncé qu’il envisageait de quitter le comité d’orientation du Gip-Dmp pour dénoncer l’absence de concertation.
« Nous ne voulons pas participer à une entreprise de tromperie » a déclaré Christian Saout, le vice président du Ciss.
Plus d’infos sur le site du Ciss :
www.leciss.org/
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