Droit au logement opposable
Il faut réquisitionner
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Dix millions de personnes (sans-abri, mal-logés, en instance d’expulsion) souffrent du problème du logement, affirment 31 associations réunies en collectif, qui ont entrepris, en décembre dernier, d’organiser des nuits solidaires dans plusieurs villes.
Aggravation de la situation
Le comité de suivi de la mise en Å“uvre de la loi sur le droit au logement opposable (Dalo) souligne l’aggravation de la situation. Depuis mars 2007, cette loi oblige l’Etat à trouver un logement aux personnes en difficulté. Or, sur les 97 200 recours, seuls 6 770 ont abouti à un relogement. Près de 10 000 ménages désignés comme prioritaires par la loi n’avaient toujours pas reçu d’offre de logement à la fin du mois de septembre dernier. Face à l’urgence, le comité de suivi réclame l’application d’un «  programme de réquisitions en utilisant les dispositions du Code de la construction et de l’habitation   ».
Il demande également la construction, en Ile-de-France, de 70 000 logements supplémentaires par an, «   avec une proportion moyenne de 50 % de logements locatifs sociaux   ».
Depuis le 1er janvier, en Ile-de-France, le relogement des familles prioritaires ne relève plus du département où la demande a été déposée mais de la Région. La direction régionale de l’équipement, qui a reçu en décembre dernier les militants de Droit au logement (Dal), a assuré que les propositions tiendront compte du lieu de travail, afin que les relogés ne perdent pas leur emploi.
[04.01.10]
Martin Braun