jeudi 9 février 2012
En 2007, 8 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté en France, soit 13,4 % de la population, montre une enquête de l’Insee publiée le 2 avril sur Les revenus et le patrimoine des ménages.
Dans la période couverte par l’enquête (2003-2006), 22 % de la population avait connu au moins une année de pauvreté.
Alors que le revenu moyen déclaré par unité de consommation* a augmenté de 9 % entre 2004 et 2007 pour 90 % de la population française, la hausse a été de 20 % pour les 1 % de très aisés.
Les 10 % les plus riches gagnent en moyenne trois fois plus que les 10 % les plus pauvres. Le nombre de personnes soumises à l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) a augmenté de 28 % et le nombre de ceux gagnant plus de 500 000 euros par an pour une personnes seule a explosé de 70 %.
Au sommet, les 1 % les plus riches ont un revenu de plus de 177 400 euros pour un couple avec deux enfants..
Ces évolutions sont la traduction du fait que les revenus d’activité n’ont progressé que de 11 % entre 2004 et 2007 alors que les revenus du patrimoine ont augmenté de 46 % et les revenus exceptionnels – essentiellement des actions – de 55 %.
Or les 10 % les plus riches reçoivent plus de 60 % des revenus du patrimoine et plus de 80 % des revenus exceptionnels. Ces revenus leur profitent d’autant plus que les « très aisés » ne sont imposés, en moyenne, qu’à 25 % car ils bénéficient et savent utiliser les « niches fiscales ». Sans ces commodités, ils seraient imposés, compte tenu du barème progressif de l’impôt, à 36 %.
Les 1 % les plus riches font encore mieux : ils ne sont, eux, imposés qu’à 20 %.
L’Insee indique enfin qu’entre 2004 et 2007, « la part de revenu détenue par les très hauts revenus a augmenté de 9,1 %, celle des 9 premiers déciles (c’est à dire les 90 % les moins aisés, NDLR) a diminué de 0,9 % ».
[02.04.10]
* Les chiffres de l’Insee sont donnés par « unité de consommation » et calculés ainsi : le premier adulte d’une famille compte pour une unité, chaque personne de 14 ans et plus pour 0,5 et chaque enfant plus jeune pour 0,3).
Avec la création de la Sécurité sociale, en 1945, nous nous sommes dotés d’un système de protection sociale à vocation universelle. Mais aujourd’hui, de nombreux Français ne peuvent plus se soigner. Les raisons sont financières, mais pas seulement. (...) [01.02.12] • Réagir
Non, les SDF ne meurent pas que l’hiverLes sans-abris meurent autant en été, loin de tout battage médiatique. Décryptage. “Samedi matin, (...) [06.02.12]

Bruno Voyer : une voix pour les malades sans toitDepuis que son fils, maniaco-dépressif, a passé plusieurs mois à la rue, il se bat au sein d’une (...) [01.02.12]
Accueillir et soigner les grands précairesMidi, un jour de janvier. La halte santé s’anime. La pièce principale, où la table est dressée, (...) [01.02.12]
Illettrisme : la lutte des classesPlus de 3 millions de personnes en France ne savent ni lire ni écrire, bien qu’elles aient été (...) [01.02.12]
A Marseille, Edf veut aider la lutte contre la précarité énergétiqueLe 27 janvier dernier, Edf a réuni tous les acteurs de la solidarité à Marseille pour la deuxième (...) [30.01.12]