samedi 4 février 2012
Fini les mailings à papa que nous recevions dans nos boîtes aux lettres pour nous inciter à donner de l’argent. Aujourd’hui, les associations communiquent sur le Net.
Collectes de dons
Quand, à la fin de ses études, Olivier Fleckinger projette de partir en Inde pour aider une association, il fait le tour de ses amis afin de récolter des dons.
Tout passe par lettres et chèques. Pas le plus pratique pour le jeune émule d’Hec féru d’Internet. Avec son ami Guillaume Desnoës, qui travaille alors à France 24, il a l’idée de développer un site permettant de solliciter et recueillir les dons pour tous types d’associations.
Nous sommes en 2008. C’est le lancement de son site, mais surtout d’un outil mis à la disposition des associations, à l’image du site anglais Just Giving.
« Un tel projet permet de s’adresser facilement aux 20-50 ans. Une population que les associations ont souvent du mal à mobiliser dans leurs campagnes de recherche de dons », constate Olivier Fleckinger.
Aujourd’hui, son site a récolté plus de 1 million d’euros et prépare la Course des héros, un événement qui multiplie l’appel au don autour d’un challenge sportif.
Pétition santé
La Sécu nous appartient, nous ne la laisserons pas détruire ! Nous enjoignons à tous ceux pour qui les mots “ Sécurité sociale solidaire ” ont un sens, celui de la justice et du progrès, de résister et se battre ensemble. »
Bruno-Pascal Chevalier, travailleur social, affiche la couleur sur sa page Facebook. Photos de manifs et appels à la mobilisation complètent ces paroles.
Il faut dire que l’homme est à la tête de l’association Ensemble pour une santé solidaire. « Facebook est une manière de faire connaître mon action. De pouvoir contacter et réagir rapidement lors de nos mobilisations. Mais c’est avant tout l’endroit où l’on travaille en réseau », reconnaît Bruno-Pascal Chevalier. Grâce au réseau, il a su rallier plusieurs associations à sa cause et partager leurs démarches.
Investir par le microcrédit
Devenir acteur d’un projet du bout du monde. C’est ce que propose, à partir de 25 dollars, le site de l’association Kiva. Une manière de soutenir concrètement de petits projets grâce aux microcrédits collectés par Internet.
L’association Kiva (« accord » en swahili, langue de l’est de l’Afrique) est née de l’imagination d’un couple d’Américains, Matthew et Jessica Flannery. Au printemps 2004, ils passent quelques mois au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie, où ils sont stupéfaits du succès de centaines de petites entreprises qui ont pu démarrer et s’étendre grâce à ce système de prêts.
Kiva ne verse pas directement l’argent collecté aux entrepreneurs, mais s’appuie dans chaque pays sur un réseau de banques de microcrédit. En trois ans, 325 000 personnes ont prêté 38 millions de dollars. Comme Anne-Marie, fringante Parisienne qui, pour quelques euros, a participé à la création d’un atelier de condiments au Honduras et suit, aujourd’hui, le développement d’un réseau de téléphonie mobile au Pérou…
[03.05.10]
François Fillon
Solidarité via Internet :
www.aiderdonner.com
www.coursedesheros.com
www.ensemblepourunesantesolidaire.fr
www.kiva-france.org
A table ! Deux fois par jour, cet appel a rythmé la vie de nombreuses générations. Certes, le rituel déjeuner/dîner tous ensemble est moins fréquent, mais les Français sont toujours amateurs de bonne chère. Et le repas pris en famille ou entre amis (...) [01.02.11] • Réagir