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"J’ai compris la précarité, au moment où j’y suis tombé"

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Interview de Gabriel Gaudillat, président de l’association "Les artisans du Macadam" qui a relancé le journal de rue en 2007.

Chômage, séparation, tout peut s’enchaîner vite et on peut rapidement tomber dans la précarité et l’exclusion. Gabriel, comme beaucoup a vécu la galère mais il a refait surface grâce au journal de rue Macadam, qui lui a offert un travail mais surtout un statut et de la reconnaissance.
Il a mis cinq ans à se remettre de cette période "de misère" où on l’a traité de clochard et même craché à la figure...
Des mots qui l’ont blessé et dont il dit qu’ils ne sont jamais punis par la loi. Finalement, ce sont les anonymes rencontrés dans la rue qui, par leur sourire ou un simple "Bonjour" l’on aidé à surmonter ses difficultés.
"Avant d’être vendeur de journaux, ou directeur d’usine on est surtout des êtres humains, des hommes, des femmes qui aspirent à réussir leur vie terrestre."
Aujourd’hui, président du journal, Gabriel nous livre son parcours. Paroles de sage.

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Interview d’Olivier, responsable du recrutement des vendeurs en Ile-de-France, "Macadam, un journal où l’on apprend à se battre !"

Olivier travaillait dans l’hotellerie. Il a vécu lui-aussi la galère mais il est reparti d’un bon pied grâce à Macadam. Depuis 3 ans, il travaille à temps complet comme responsable du recrutement des vendeurs en Ile-de-France. Ce qui lui plaît, c’est aider les autres : "Moi, j’ai connu la misère, maintenant j’aide les autres à en sortir." Son message auprès des vendeurs est clair : "Macadam, c’est pas la mendicité, on fait pas la manche, c’est un tremplin, il faut se battre."
Le journal est pour lui une seconde famillle, "On travaille entre amis, c’est ce qui fait le charme de Macadam".

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Macadam, un journal qui installe "un esprit de solidarité entre les vendeurs et les acheteurs".

Macadam est le premier journal de rue français né en 1993. Vendu surtout en région parisienne au début, il paraît très vite partout en France, en Suisse et en Belgique. Après une periode creuse, le journal s’arrête en 2006. Mais il redémarre sous forme associative "Les atisans du Macadam" en 2007 tout en gardant son nom d’origine. Sous l’impulsion de Gabriel Gaudillat et de François Fillon, journaliste, Macadam retrouve le pavé avec une nouvelle équipe, une nouvelle maquette, de nouveaux partenariats.
Le conseil d’administration est composé de professionnels des medias et de vendeurs ou d’ex vendeurs de Macadam. Le journal dispose de nombreux partenaires comme le Secours populaire, le Secours catholique, Courrier International ou encore la Fondation Nicolas Hulot.
Depuis 2008, Macadam journal est agréé par la Fédération internationale de la presse de rue, International Network of street paper, reconnaissant le sérieux de son contenu et de son projet auprès des vendeurs.

Lire aussi Macadam, le premier journal de rue, est de retour

Photo DR

[27.10.09]

- Marilyn Perioli

Le site de Macadam www.macadamjournal.com

Le statut des vendeurs

Tous les vendeurs sont déclarés, et en situation régulière. Ils ont le statut de vendeurs colporteurs de presse (VDI). Certains participent au choix des sujets et des textes, une façon de s’inserer socialement et économiquement. Sur les 2 euros du prix de vente, 1 euro minimum, en fonction des villes et du coût de transport, va directement au vendeur, le reste est consacré à la fabrication du journal. Conformément au code du travail qui stipule que les vendeurs de journaux de rue sont exonérés de toute déclaration, les revenus de cette activité sont un plus pour eux.

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