La Populaire, nouveau président, engagement maintenu...
Partenaire de longue date de la Mutuelle de France 04-05 et de la Mutuelle d’action sociale (Mas), la Populaire* est une association d’aide à domicile et de service à la personne, bien connue dans les Alpes-de-Haute-Provence, qui puise sa singularité dans ses origines syndicales (Cgt) et ses valeurs humanistes.
Le 15 mars dernier, lors de son conseil d’administration, René Villard, que l’on connaît pour son engagement à la tête du Caper 04, en a été élu président, succédant ainsi à Alain Bard, autre figure locale.« La Populaire, ce n’est pas une association comme les autres, rappelle ce dernier. Certes, on est au service des familles, on œuvre pour le maintien à domicile des personnes âgées avec des auxiliaires de vie, des aides au ménage, des gardes de jour et de nuit, de petits travaux, mais c’est une véritable conception globale de la société qui est à l’origine de nos actions. On se dit qu’à chaque âge on doit pouvoir vivre décemment et continuer à s’émanciper. »
La solidarité, on l’aura compris, c’est la pierre angulaire de la structure. Ainsi que l’attention portée au personnel. A la Populaire, un groupe de parole avec des psychothérapeutes a été mis en place en 1999 à l’attention des salariés qui font face à des prises en charge difficiles. Un service d’aide aux aidants a conçu un guide sur la maladie d’Alzheimer, en partenariat avec le Coderpa (Comité départemental des retraités et des personnes âgées) et l’association France-Alzheimer 04.
« Nous veillons à ce que les salariées qui interviennent chez les personnes âgées soient toujours les mêmes afin de favoriser la création de liens avec ces dernières. Et pour éviter la précarité, on essaie d’employer le maximum de personnes à temps complet », souligne René Villard, le nouveau président.« C’est vrai qu’on a moins de temps partiels subis que dans beaucoup d’autres associations du secteur », reconnaît Jean-Pierre Pes, directeur de la Populaire, qui veut garder un regard prospectif sur son champ d’activité et « tenir ses valeurs », en dépit des difficultés.
Récemment, l’association a mis en place avec succès un service de portage de repas à domicile avec le Ccas (centre communal d’action sociale) et le Clic (centre local d’information et de coordination gérontologique) de Digne. De nouveaux projets émergent : former par exemple les retraités de l’Union départementale Cgt pour intervenir auprès des personnes isolées et faire connaître l’association.
« Nous allons monter un service d’esthétique à domicile, car c’est essentiel pour l’estime de soi, poursuit le directeur. Nous voulons également développer un service de garde itinérant de nuit et de jour ; ce sont des petites interventions d’un quart d’heure, comme fermer des volets, donner des médicaments ou encore aider la personne qui le souhaite à se coucher après le départ de l’infirmière, par exemple. » En somme, de petites choses qui peuvent vraiment améliorer le confort de vie… « Tant qu’il n’y aura pas un grand service public de la dépendance, il faudra qu’on soit là », conclut René Villard.

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