mardi 22 mai 2012
208 000 médecins étaient en exercice en France au 1er janvier 2007 selon une étude publiée par Etudes et résultats qui indique qu’il s’agit là d’un maximum historique tant en nombre absolu qu’en proportion par habitant.
Mais quid de l’avenir ? La revue présente plusieurs scénarios – en fonction des décisions qui seront prises par les pouvoirs publics : maintien ou augmentation du nombre d’étudiants admis en première années de médecine (le numerus clausus), par exemple.
Ainsi, le scénario de référence montre que si le numerus clausus est, comme prévu, relevé à 8 000 pour la période 2011-2020, le nombre de médecins en activité en France passerait de 208 000 en 2006 à 188 000 en 2019 (- 9,7 %) avant de remonter à son niveau actuel en... 2030.
La densité médicale – le nombre de médecins par habitant – baisserait de 327 à 292 (environ 10 %) entre 2006 et 2030, car avec le même nombre de médecins qu’en 2006, la population française aura augmenté de... 10 %.
En tout état de cause, les départs de médecins cessant leur activité seront plus nombreux que les entrées jusqu’en 2020 dans ce scénario.
Du point de vue des spécialités médicales, le nombre de médecins du travail, d’ophtalmologistes, de dermatologues ou de pneumologues pourrait reculer très fortement quand le nombre de chirurgiens, de pédiatries ou de neurologues progresserait nettement.
Toujours selon ce scénario de référence, certaines régions verront leur démographie médicale baisser plus que nettement. Prises en ciseau entre une population croissante et un nombre de médecins en baisse, l’Ile-de-France, Paca, Midi-Pyrénées verront leur densité médicale chuter de plus de 20 %, voire 30 % en Corse.
D’autres régions, qui connaissent aujourd’hui une certaine sous-médicalisation souffriront moins : démographiquement moins dynamiques, elles perdront aussi moins de médecins. C’est le cas de la Picardie ou du Nord-Pas-de-Calais.
En Auvergne, la légère baisse du nombre d’habitants et une petite croissance du nombre de médecins améliora la densité médicale, comme en Basse-Normandie ou en Lorraine.
[20.02.09]
Etudes et résultats n°679 (8 pages) :
www.sante.gouv.fr/
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