mardi 22 mai 2012
Depuis trois mois, les médecins rémois ne sont plus obligés de se relever la nuit. Les soins nocturnes, comme ceux du week-end, sont désormais prodigués à la Maison médicale de garde.
Fini, les appels au médecin de garde au milieu de la nuit parce que le petit dernier fait une poussée de fièvre ! Désormais, en téléphonant au 15 (service d’aide médicale d’urgence), vous serez orienté soit vers les urgences de l’hôpital si votre cas le nécessite, soit vers la Maison médicale de garde de Reims pour les soins ne réclamant pas de plateau technique important.
« L’ouverture de cette Maison médicale répond à une double exigence : assurer la permanence des soins et soulager les médecins de la pénibilité des gardes de nuit et de week-end. » Pour le Dr Jean-Paul Brulé, président du centre départemental des professions de la santé (Cdps), cela permet aussi de résoudre les problèmes d’insécurité, souvent rencontrés par les médecins rémois la nuit. « Et puis, on est bien mieux soigné dans un vrai cabinet médical qu’à la maison par un médecin qui ne dispose que de sa petite mallette... »
Située au rez-de-chaussée de l’ancienne clinique de Champagne, rue de l’Université, la Maison médicale de garde dispose sur une superficie de 150 mètres carrés d’une salle d’attente avec téléviseur, de deux bureaux avec salle de soins, d’un local pour les ambulanciers, d’un autre pour les permanenciers et, enfin, d’une salle de kinésithérapie.
Du bon usage des soins médicaux
« Toutes les nuits, deux médecins assurent la garde, assistés d’un permanencier (étudiant en médecine). Le week-end, l’équipe est renforcée par un troisième médecin et par un kinésithérapeute, qui intervient, de l’automne au printemps, pour soigner principalement les bronchiolites des nourrissons, précise le Dr Brulé. Enfin, que les personnes âgées se rassurent, les médecins continuent de se rendre au domicile des patients qui ne peuvent vraiment pas se déplacer. »
Financée par le Fonds d’aide à la qualité des soins de ville, cette structure fonctionne aujourd’hui grâce à un tableau de garde imposé par le Conseil de l’ordre des médecins, mais le Dr Jean-Paul Brulé souhaite que les médecins s’y engagent rapidement et volontairement. « La Maison de garde concerne les 200 médecins libéraux de l’agglomération rémoise. J’aimerais que tous expérimentent la Maison médicale au moins une fois pour voir ce qui s’y passe, comment il est possible de soigner mieux en fédérant les qualités des uns et des autres. »
Changer la mentalité des médecins, mais aussi faire l’éducation des patients, tels sont un peu les buts avoués de la Maison médicale de garde. « Jusqu’à présent, certaines personnes abusaient des soins et dérangeaient le médecin la nuit pour une simple toux ou une petite fièvre... Oseront-elles sortir au milieu de la nuit pour consulter ? La Maison médicale de garde devrait les aider à retrouver le bon usage des soins », conclut le Dr Brulé.
[17.02.04]
Christophe Manquillet
Maison médicale de garde, rue de l’Université (en face de la bibliothèque Carnegie).
Près d’un tiers des cancers pourraient être évités grâce à une meilleure alimentation. S’il n’existe pas d’aliments magiques qui mettraient totalement à l’abri de cette maladie, certains d’entre eux ont de réels effets protecteurs. Les livres sur (...) [02.01.12] • Réagir

La santé des jeunes se dégradeIl y a de quoi être inquiets. Un étudiant sur cinq juge que son état de santé s’est dégradé par (...) [22.05.12]

L’Organisation mondiale de la santé en grande difficulté financièreAlors que s’est ouverte, le 21 mai 2012, la 65e Assemblée mondiale de la santé à Genève, on (...) [22.05.12]

La Mutuelle des étudiants demande un accès aux soins pour tous« De nombreux étudiants doivent aujourd’hui choisir entre soigner une carie, consulter leur (...) [21.05.12]

Marisol Touraine, à la tête d’un grand ministère des Affaires socialesA cinquante-trois ans, la fille du sociologue Alain Touraine, diplômée de Normale sup, de (...) [21.05.12]

Les femmes se soucient de leur santéPrès des trois quarts des femmes (73 %) se disent préoccupées par leur santé, contre seulement 64 % (...) [16.05.12]