La misère touche de plus en plus les femmes selon le Secours catholique
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La misère gagne toujours du terrain, surtout chez les femmes. Celles de moins de 25 ans et celles de plus de 50 ans sont particulièrement touchées d’après le dernier rapport du Secours catholique français.
Violence conjugales, chômage, poids de la solitude, les femmes – mères seules élevant ses enfants, retraitées, jeune filles désÅ“uvrées – sont au premier rang de la pauvreté. Ces chiffres sont en hausse de 2,3 % par rapport à 2007 et 2006. L’ évolution est liée à l’aggravation brutale de la crise économique et financière, au quatrième trimestre 2008, d’après l’association caritative.
« Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène grandissant, comme le veuvage, les salaires plus faibles, la difficulté de faire garder ses enfants pour trouver un emploi. Et l’isolement est accélérateur de pauvreté », observe le rapport.
Six femmes sur dix rencontrées par le Secours catholique français vivent sans conjoint. Elles sont 60,3 % dans cette situation en 2008 contre 49,5 % vingt ans plus tôt, soit un bond de plus de 10 %. La grande majorité d’entre elles vivent d’aides sociales et quand elles n’ont pas d’enfant, leur revenu moyen ne dépasse pas 646 euros.
Celles qui travaillent le font souvent à temps partiel, le plus souvent imposé.
53,5 % des femmes en précarité rencontrées au Secours Catholique ont moins de 25 ans. En cause, les ruptures familiales, les fins de placement de l’Aide sociale à l’enfance ou l’attirance de la grande ville. Leur niveau d’études est généralement supérieur à la moyenne : CAP, BEP, bac.
La part des 50 ans et plus augmente également au Secours catholique comme dans l’ensemble de la population. Vieillissement et fragilisation, la solitude pèse sur 74,1 % des femmes de cette tranche d’âge rencontrées par l’association.
Elles ont souvent des dettes liées au logement. Leurs retraites, pensions d’invalidité ou allocations pour adultes handicapés n’atteignent pas le seuil de pauvreté et « la perte de leur conjoint peut amener une forte réduction de ressources que rien ne peut compenser », observe le rapport.
[05.11.09]
Le rapport du Secours catholique www.secours-catholique.org