Arthrose
La mutuelle au côté de la recherche
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Douloureuse et invalidante, l’arthrose est la maladie rhumatismale la plus fréquente, en particulier
chez les personnes âgées. Parce que aucun traitement
ne permet d’empêcher son évolution,
la Mutuelle Familiale se mobilise, au côté
de la Fondation de l’avenir, pour faire avancer la recherche.
La Mutuelle Familiale et la Fondation de l’avenir ont organisé, le 3 mai à Paris, un « café avenir recherche » sur les nouvelles pistes pour le traitement de l’arthrose. Cette rencontre a débuté par la signature d’une convention officialisant leur partenariat.
Engagée dans la prévention avec les nombreuses initiatives proposées à ses adhérents, la mutuelle était jusqu’ici peu présente dans la recherche. Le soutien financier apporté à un projet sur l’arthrose conduit par le Pr Martine Cohen-Solal (voir encadré ci-dessous) et retenu par le conseil scientifique de la fondation est pour elle une première. Léonora Tréhel, présidente de la Mutuelle Familiale, a souligné que les efforts de la mutuelle portaient sur « une maladie qui empoisonne le quotidien de millions de personnes, mais dont on parle peu ».
Pour sa part, Etienne Caniard, président de la Fondation de l’avenir, a rappelé l’origine mutualiste de la fondation, sa vocation à aider la recherche médicale appliquée (maillon indispensable entre la recherche fondamentale et le soin) et sa volonté de travailler dans la durée. « Ce soutien est important, car on a besoin d’argent. Il est en effet plus difficile de trouver des financements pour la recherche sur les maladies qui ne sont pas considérées comme des priorités de santé publique », a déclaré Martine Cohen-Solal.
Elle a ensuite fait un point sur les connaissances actuelles sur l’arthrose et présenté ses travaux de recherche, avant de répondre aux nombreuses questions que n’ont pas manqué de poser les participants de ce « café avenir cherche ».
[01.06.10]
Sylvaine Frézel
Une piste pour la recherche
Contre l’arthrose, usure du cartilage qui touche environ 10 % de la population
en France, il n’y a guère de traitements médicamenteux, à part les antalgiques pour soulager la douleur, a expliqué le Pr Martine Cohen-Solal (photo),
médecin à l’hôpital Lariboisière, professeur à l’université Diderot-Paris VII
et chercheuse à l’unité 606 (Os et articulations)
de l’Inserm. Le projet retenu par la Fondation de l’avenir cible le processus de destruction du cartilage,
et en particulier le rôle d’une enzyme, la furine.
L’arthrose étant une maladie de l’ensemble
de l’articulation (avec des interactions entre cartilage
et os), le choix a été fait d’une expérimentation in vivo, sur des souris chez lesquelles l’ablation de la moitié
du ménisque a provoqué une arthrose du genou.
Cette enzyme pourrait ouvrir une piste thérapeutique.