Social

La réforme financière asphyxie le public

La tarification à l’activité, ou T2A, attribue à tous les établissements une allocation de ressources basée sur la mesure de leurs activités.
Elle est fondée sur la reconnaissance de 700 «  groupes homogènes de séjour  » (Ghs) dans lesquels on a fait entrer les 10 000 maladies connues. On retrouve dans le même groupe les otites chroniques et les cancers Orl.
Les activités techniques simples entraînant une hospitalisation courte sont donc très rentables, contrairement aux activités complexes, qui nécessitent des hospitalisations prolongées.
Les plus simples – sinusite chronique, sciatique, pose d’un stimulateur cardiaque – sont traitées en clinique, les autres (tumeur Orl, fracture du rachis, insuffisance cardiaque) à l’hôpital public.

Autre cheval de Troie qui va encore creuser le budget du public, la convergence des tarifs entre les secteurs public et privé. Or les coûts ne sont pas les mêmes.
L’hôpital public accueille tout le monde 24 heures sur 24. Une clinique à but lucratif vise l’occupation des lits à 100 %, mais pas l’hôpital, qui, chargé de la veille sanitaire, doit disposer en permanence de lits libres en cas d’urgence.

 

-  [01.03.10]

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