La santé coûte aux familles 50 % plus cher qu’en 2001
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Franchises, forfaits et déremboursements pèsent de plus en plus sur le budget des assurés sociaux. Une situation à la limite du supportable pour certains.
« Accoucher en France, quelle chance  », titrait, en septembre 2009, Courrier international. L’hebdomadaire reprenait des extraits du journal new-yorkais Newsweek. «  Assister à la naissance de son premier enfant, ça n’a pas de prix en France, poursuivait le journal. Aux Etats-Unis, en plus des angoisses de l’accouchement, les couples doivent calculer au plus juste.  »
Un journaliste américain en poste à Paris comparait les deux systèmes, avant de conclure  : «  Le système français est loin d’être parfait, et il a un prix que paient les Français sous forme de cotisations et d’impôts, mais, en échange, les Français attendent de leur gouvernement qu’il leur offre des soins de qualité et les laisse s’inquiéter davantage de leur santé que du détail de leur contrat d’assurance.  »
Certes, la protection sociale assure encore une bonne couverture, mais la tendance au désengagement s’accentue. Des franchises par-ci, des déremboursements par-là , des taxes ailleurs… Le budget santé des familles est de plus en plus lourd.
Le cabinet conseil Jalma, spécialisé en protection sociale, a comparé les sommes consacrées à ce poste en 2001 et en 2009, reste à charge des ménages et cotisations pour les mutuelles cumulés (voir infographie ci-dessus). Le constat est sans ambiguïté  : entre ces deux dates, la part moyenne des dépenses de santé des Français est passée de 3,5 % à 5,4 % du revenu. Soit une augmentation de plus de 50 %.
Pour certains, cette charge est à la limite du supportable. En exemple, nous publions une étude réalisée par l’association girondine «  La santé, un droit pour tous  » sur le cas d’une patiente de quatre-vingt-cinq ans :
La facture santé de Mme  E., 85 ans
[04.01.10]
Didier Berneau
Les ménages, premiers payeurs
Le poids grandissant des exonérations de cotisations sociales patronales réduit la contribution des entreprises. En 2008, leur part dans le financement du régime général s’élevait à 43,6 %. C’est un recul de 17 points par rapport à 1983.
Inversement, la part des ménages grandit d’année
en année  : ils sont devenus les principaux contributeurs, avec une participation de 44,3 % en 2008, contre un peu plus de 20 % en 1983.