Le Canada bloque le classement de l’amiante chrysotile dans les produits dangereux

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Réunis à Rome dans le cadre de la convention de Rotterdam sur les produits dangereux, les représentants de 120 pays ne sont pas parvenus à se mettre d’accord pour ajouter l’amiante chrysotile à la liste existante.

La réunion se termine demain, 31 octobre, et les représentants canadiens – le Canada est un gros producteur-exporteur d’amiante – ont bloqué toute décsion selon l’Afp.
Les Canadiens admettent que l’amiante est cancérogène, mais prétendent que l’amiante chrysotile – celui que le Canada produit – est moins dangereux si l’on prend des précautions.

L’Afp cite un parlementaire canadien, Pat Martin, qui explique que le Canada a amené ses clients (Inde, Vietnam, pakistan...) à s’opposer au classement de l’amiante chrysotile comme produit toxique.
L’inscription d’un produit sur la liste de Rotterdam ne conduit pas à son interdiction mais oblige les vendeurs à prévenir les clients du danger du produit. Si aucune décision n’est prise à Rome d’ici demain, toute décision serait renvoyée à 2011.
En 2006 déjà, les producteurs d’amiante avaient réussi à repousser toute décision à... 2008.

Cancérigène, l’amiante est interdite dans nombre de pays – notamment ceux de l’Union eurpéenne. Son utilisation au cours des décennies passées a déjà provoqué des dizaines de milliers de décès.

Nos articles précédents :
Le lobby canadien de l’amiante veut traîner en justice un dirigeant de l’Andeva
L’amiante rouge garde son permis de tuer

Le dossier amiante paru dans Viva magazine :
Amiante : procès d’un désastre humain et sanitaire

[30.10.08]

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