Le cancer se soigne mieux

Brigitte Bègue

Bonne nouvelle : le dernier rapport de l’Institut national du cancer révèle que le cancer tue moins qu’il y a vingt ans, mais la mortalité a plus reculé chez les hommes (- 22 %) que chez les femmes (- 14 %). On vit également plus vieux avec cette maladie : 70 % des décès surviennent après 65 ans, dont 50 % après 75 ans. Ces résultats sont dus à la fois à la prévention, au meilleur dépistage et aux progrès thérapeutiques, mais aussi à la diminution de la consommation d’alcool et du tabagisme chez les hommes.

Demeurent deux ombres au tableau : primo, le nombre de nouveaux cas augmente chaque année, secundo, si presque tous les cancers sont moins mortels qu’avant quels que soient l’âge et la région, en revanche, la mortalité par cancer du poumon s’accroît chez les femmes accros à la cigarette.
Mais une molécule commune à 11 cancers (sein, poumon, côlon, etc.), qui vient d’être découverte par des chercheurs de l’Inserm, va peut-être changer la donne. Ce marqueur, appelé « récepteur de Fsh », pourrait permettre de détecter les tumeurs plus précocement et plus facilement. Aujourd’hui, les cancers qui guérissent le mieux sont ceux du sein, de la prostate, de la thyroïde, de l’utérus, des testicules, des lèvres, le mélanome, la leucémie lymphoïde chronique et la maladie de Hodgkin (lymphome).

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