Bon à savoir
Le fer, c’est salutaire
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A quoi ça sert ?
Le fer est un oligoélément indispensable à l’organisme, il permet
à l’oxygène de se fixer à l’hémoglobine des globules rouges et d’être transporté dans toutes les cellules par le sang. L’oxygène est essentiel pour la production d’énergie, il assure le bon fonctionnement des muscles et des organes.
Un tiers du fer contenu
dans l’organisme est stocké en réserve dans la rate, la moelle osseuse
et, surtout, le foie. Une carence en fer (ou « carence martiale »)
peut provoquer une anémie, mais une simple déficience est susceptible d’entraîner une fatigue physique et intellectuelle, une moindre résistance aux infections et des perturbations au cours de la grossesse. Le manque
de fer est aussi associé aux troubles du sommeil et de l’attention.
Où le trouve-t-on ?
Le fer est apporté par l’alimentation sous deux formes principales :
le fer héminique, présent
dans les aliments d’origine animale, et le fer non héminique, contenu dans les végétaux.
L’organisme absorbe 25 % de l’apport en fer héminique mais seulement 5 % du fer non héminique. L’apport en fer quotidien recommandé est de 9 milligrammes pour les hommes, et de 18 milligrammes pour les femmes. On le trouve dans le boudin, le foie de porc, les huîtres, la viande rouge, les sardines, les graines de courge, les abricots secs, les lentilles, les épinards.
Si les aliments riches en vitamine C favorisent l’absorption du fer des végétaux, le thé, le café, les céréales, les légumes secs et les produits laitiers
la diminuent. En cas de carence sévère,
des suppléments sont prescrits. Pour éviter l’interaction avec certains médicaments,
ils seront pris à distance de ceux-ci.
Qui en manque ?
Une enquête sur la nutrition menée dans le Val-de-Marne par l’équipe du Dr Hercberg avait montré en 1991 que 29 % des enfants
de moins de 2 ans, 14 % des enfants de 2 à 6 ans, 15 % des adolescentes, 10 % des femmes en âge de procréer et 9 % des personnes âgées manquaient de fer. Neuf femmes sur dix ont d’ailleurs des apports
en fer insuffisants.
L’anémie se caractérise par une fatigue inhabituelle, la chute
des cheveux et des poils, des ongles cassants. Une numération formule sanguine
(Nfs) confirmera le diagnostic et peut être complétée par un bilan du fer sérique
(celui qui se trouve dans le sang), de la transferrine et de la ferritine (dont les
dosages signalent l’épuisement des réserves).
Le manque de fer peut être lié à une alimentation insuffisante, à des diarrhées chroniques, des hémorragies répétées (règles abondantes, cancer intestinal), des grossesses rapprochées. Les besoins
sont accrus chez les nourrissons, les adolescents, les femmes enceintes
ou qui allaitent. Cependant, au cours de la grossesse, les capacités d’absorption intestinale du fer augmentent.
Si on n’est pas carencée en fer en début de grossesse,
aucune supplémentation n’est nécessaire. Les personnes atteintes d’une affection chronique peuvent souffrir d’anémie, car les inflammations et les infections provoquent une rétention du fer qui ralentit la production de nouveaux globules rouges.
[01.02.10]
Pascale Pisani