jeudi 9 février 2012
Les anciens salariés de l’usine Pont-à-Mousson, à Andancette, dans la Drôme, ont créé, il y a douze ans, l’Association locale des victimes de l’amiante (Aldeva) d’Andancette. A leur retour de Dunkerque, où, le 20 juin, ils sont allés soutenir des veuves de victimes de l’amiante qui réclament un procès au pénal contre les entreprises où ont été exposés leurs maris, ils ont dressé un rapide mais éloquent bilan de leurs actions.
« En 1997, à la fermeture de l’entreprise, nous étions 77. Dont 50 atteints de maladies dues à l’amiante, constate Bernard Robin, vice-président de l’association. Quelque 400 personnes sont passées par ce site. Nous en avons dénombré, jusqu’à maintenant, 60 souffrant d’affections dont l’origine professionnelle est reconnue, et 40 qui sont décédées. » Car l’Aldeva, aujourd’hui contactable par Internet (voir p. 80), reçoit et aide de nombreuses personnes, salariées de la Drôme, de l’Ardèche, parfois du Rhône… Une plainte au pénal a également été déposée, il y a deux ans, à l’encontre de Pont-à-Mousson.
Et, à Andancette comme à Dunkerque, les veuves se soutiennent et s’investissent dans l’association Aldeva.
[01.09.09]
Anne-Marie Boulet
Aldeva, mairie d’Andancette : permanences tous les lundis matins, de 9 heures à 12 heures.
Tél. 04 75 03 10 27, courriel : aldeva2607@orange.fr
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