Le nombre de décès provoqués par la grippe H1N1 de 2009 a été nettement sous-estimé

La pandémie de grippe A (H1N1) de 2009 a provoqué 151 700 et 575 400 morts selon les résultats d'une nouvelle étude publiée par des chercheurs dans la revue médicale The Lancet Infectious Diseases. L'étude a été dirigée par Fatimah Dawood, du Centre américain de prévention et de contrôle des maladies (Cdc)

Jusqu'à présent, l'Organisation mondiale de la santé (Oms) estimait que la pandémie avait provoqué 18 500 décès. Un bilan sous-estimé déclarait l'Oms elle-même car nombre de cas de malades sans accès aux soins, survenus dans des pays pauvres, n'avaient pu être comptabilisés. Il s'agissait donc des seuls cas confirmés par des études en laboratoires.

Par ailleurs, selon les travaux publiés dans The Lancet, la virulence de la grippe H1N1 a varié selon les régions : 51 % des cas sont survenus en Afrique et en Asie du Sud-Est, régions non prises en compte dans de précédentes estimations. D'autres études devront être menées, notamment en Chine et en Inde, pour compléter ces données estiment les chercheurs.

Cette grippe a eu la particularité de toucher d'abord les moins de 65 ans, qui ont représenté 80 % des décès. La grippe saisonnière “classique” provoque chaque années de 250 000 à 500 000 décès dans le monde.

L'étude complète (en anglais, accès abonnés ou payant) :

" target="_blank">Estimated global mortality associated with the first 12 months of 2009 pandemic influenza A H1N1 virus circulation : a modelling study

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