mardi 7 février 2012
Dans ses réquisitions, le procureur a demandé six mois de prison avec sursis pour le responsable de LMD (groupe TFN) et quatre mois avec sursis pour pour le responsable sécurité de Galderma avec des amendes. Le jugement est en délibéré jusqu’au au 26 septembre.
Pour Michel Bianco, le père de Jérôme, tout confirme la responsabilité de la direction du groupe Galderma : « Voici ce que j’ai retenu de l’audience. Dés la livraison du bâtiment de Galderma (groupe l’Oreal) en octobre 2004, personne ne fait de remarques sur l’absence de gardes-corps. Ce qui aurait du empêcher l’accident. Le bureau Veritas, les organismes de vérification, mandatés par le maître d’œuvre ne voient rien. La remise du bâtiment à Galderma est acceptée sans dépôt de réserve. Là dessus, le procureur de la République n’a pas jugé utile de pousser plus loin ses investigations. Ensuite, depuis l’exploitation du bâtiment, personne n’a rien dit sur l’absence de ces gardes-corps, hormis les salariés dans leurs dépositions à la gendarmerie qui ont travaillé sur cette passerelle. Comme par hasard rien n’a été écrit sur le cahier de liaisons prévu a cet effet entre La Maintenance de Paris (groupe TFN) et Galderma. Et les responsables de LMP et de Galderma, à la barre disent ne jamais en avoir été informé... »
Pourtant, poursuit Michel Bianco, « a l’occasion de la rédaction du document de prévention et de sécurité, des visites du site sont obligatoires. Ils affirment qu’elles ont eu lieu. Ils n’ont rien vu. Galderma et LMP ont signé Le document. Devant autant d’irresponsabilité du vice président, du directeur administratif, du responsable sécurité/environnement de Galderma et du responsable de l’agence LMP on reste sans voix. Et ce n’est pas les délégations de pouvoir en cascade qui les exonèrent de leurs engagements en matière de sécurité. Il était pathétique de les voir se renvoyer les uns les autres leurs délégations de pouvoir à la figure. Pour des hommes qui se réclament d’une grande expertise dans le domaine scientifique quel aveux de faiblesse ».
« Leur devise, conclut-il, c’est responsable mais pas coupable. La honte ne les atteint pas ». Pour toutes ces raisons il se dit déçu des réquisitions du procureur : « Cela donne une impression de malaise, où l’on tire sur le lampiste même si celui -ci a sa part de responsabilité. Au final je m’en remet au tribunal concernant la responsabilité morale de l’entreprise Galderma et la responsabilité du vice président et du directeur administratif de Galderma. J’espère que le tribunal sera prendre ses responsabilités, pour que plus jamais des hommes où des femmes ne perdent leur vie en allant la gagner et en sanctionnant par des peines rigoureuses les responsables de la mort de mon fils."
[30.08.08]
Maïté Pinero
Voir l’enquête de Viva : « Mon fils broyé dans une guerre sans nom »
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