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Sécurité sociale

Le service Sophia d'assistance aux diabétiques est étendu à toute la France

Anne-Marie Thomazeau

Le dispositif Sophia d'assistance téléphonique pour les personnes diabétiques est généralisé à l’ensemble du territoire français. 1,8 million de personnes diabétiques peuvent désormais avoir accès à ce service proposé par l'Assurance maladie depuis 2008. Sophia poursuit un double objectif : améliorer ou préserver l’état de santé et la qualité de vie des personnes atteintes de maladies chroniques ; diminuer la fréquence et la gravité des complications liées à la maladie afin d’en réduire les coûts pour la collectivité. Jusqu'à maintenant, seules 226 000 personnes étaient adhérentes à ce dispositif qui les accompagne dans la prise en charge de leur maladie : surveillance de l’équilibre glycémique, de la fonction rénale, examens ophtalmologiques réguliers… Parmi les départements pilotes, le Gers est le département où le taux d’inscription est le plus élevé avec 51,9% et la Seine-Saint-Denis, celui où le nombre d’adhérents est le plus important (presque 16 000 personnes). Sophia : comment çà fonctionne ? En complément de l’accompagnement par courrier et Internet, -l’adhérent reçoit aussi de manière régulière ces livrets thématiques, élaborés avec le concours de l’INPES et des associations de patients-, Sophia repose sur un système d'appels téléphoniques réguliers des patients diabétiques par 140 infirmiers-conseillers en santé. Ces derniers sont recrutés par l’Assurance Maladie avec un minimum de 5 années d’expérience clinique et formés à l’accompagnement des personnes atteintes de maladies chroniques. Cela passe par de l’information sur leur maladie, des conseils pratiques et concrets, une écoute et un soutien pour mieux suivre les recommandations de leur médecin traitant. Ces infirmiers contactent, de manière régulière tout au long de l’année, les adhérents par téléphone en tenant compte de leur état de santé, de leurs besoins et de leur situation personnelle. Entre le 1er mai et le 31 décembre 2012, plus de 157 000 appels téléphoniques ont été traités par les conseillers en santé localisés dans trois centres d’accompagnement ( Nice, Albi et Lille) et placés sous la responsabilité du service médical de l’Assurance Maladie. En 2013, un quatrième centre ouvrira ses portes à Saint-Étienne et deux unités (dispositif plus léger en termes d’effectif que les centres) seront dédiées aux adhérents des DOM (l’une en Martinique pour couvrir les adhérents de la zone Antilles-Guyane et l’autre sur l’île de La Réunion). Au total, fin 2013, ce sont près de 270 infirmiers conseillers en santé qui seront répartis dans ces six centres et unités d’accompagnement. De quelle manière cet accompagnement téléphonique fonctionne-t-il concrètement ? Un premier contact téléphonique permet d’identifier, avec l’adhérent, les pistes d’accompagnement les plus appropriées en fonction de ses besoins (situation médicale et environnementale, objectifs personnels, difficultés ressenties...). Par la suite, l’adhérent Sophia va recevoir des appels d’accompagnement de manière plus ou moins rapprochés selon sa situation. L’adhérent peut aussi appeler à tout moment un conseiller en santé. Des économies pour la Sécu Selon une enquête menée entre 2009-2011, les adhérents Sophia ont, à caractéristiques égales, des dépenses de soins moins élevées que les autres diabétiques qu’il s’agisse des dépenses de soins de ville ou d’hospitalisation. Si leurs dépenses hospitalières sont moindres, c’est notamment parce qu’ils sont moins souvent hospitalisés pour leur diabète ou une de ses complications (complications cardio-vasculaires, rénales, plaies du pied,…). Ainsi, la probabilité d’être hospitalisé pour diabète en 2011, à profils comparables, est inférieure de 11% dans la population Sophia par rapport à la population témoin. De plus, les hospitalisations des adhérents ont été moins coûteuses. Globalement, sur la période des trois années observées, à profils comparables, les dépenses ambulatoires et hospitalières des adhérents Sophia sont moins élevées de 226 € que celles des patients témoins dont -54 € pour le poste ambulatoire et -172 € pour le poste hospitalier. Concernant les soins ambulatoires, si les adhérents Sophia ont des dépenses plus élevées (+40 €) pour les consultations et actes médicaux, leurs dépenses paramédicales sont moins importantes (-89€). D’ici la fin de l’année, le dispositif Sophia sera étendu aux personnes asthmatiques dans le cadre d’une expérimentation dans 18 départements français. - Le site Internet dédié www.ameli-sophia.fr

 

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