mardi 22 mai 2012
Les attaques récentes contre le thermalisme, pour l’instant repoussées, ne prennent pas en compte les 500 000 curistes qui chaque année séjournent dans les stations thermales françaises. Pourtant, leur état s’en trouve amélioré, comme en témoignent de nombreux essais thérapeutiques visant à évaluer scientifiquement le service médical rendu (Smr) des cures.
Médecine reconnue, actrice de santé publique mais aussi de développement économique en zones rurales et de montagne, le thermalisme soigne non seulement les maladies, mais aussi le « terrain », et sans effets iatrogènes.
De nombreuses recherches validées scientifiquement (ou en cours d’évaluation) confirment l’efficacité de cette démarche d’approche globale de la maladie*.
C’est le cas de Stop-Tag, étude menée en collaboration avec le Pr Jean-Pierre Olié (hôpital Sainte-Anne) qui montre que la cure thermale soulage mieux les troubles anxieux généralisés (Tag) que la paroxétine (le traitement de référence), surtout lorsque cette molécule est mal supportée ou qu’il faut en augmenter régulièrement les doses.
De même, l’étude Thermarthrose, menée par le Chu de Grenoble, a mis en évidence un résultat favorable en rhumatologie (les trois quarts des motifs de cure), dans les lombalgies, l’arthrose et les fibromyalgies, avec l’emploi de produits thermo-minéraux (eaux chaudes soufrées, boues sulfurées et marines).
En cours de réalisation, d’autres travaux, rigoureux et crédibles, devraient montrer les effets des « eaux vivantes » sur l’obésité, l’otite séromuqueuse récidivante de l’enfant, la rhinosinusite chronique, mais aussi sur l’insuffisance veineuse chronique, la périarthrite scapulo-humérale, la prévention du syndrome métabolique ou encore sur la prise en charge nutritionnelle des femmes en fin de traitement de cancer du sein.
L’amendement visant a réduire la prise en charge des cures thermales (elle passerait de 65 à 35 %) a finalement été retiré, mais les exploitants thermaux comme les usagers restent mobilisés. Et même s’il existe un reste à charge pour l’assuré social, les cures sont toujours accessibles – pour combien de temps ? – aux couches sociales les moins favorisées.
Alire également :
« Après une cure, je n’ai plus besoin de séances de kiné »
« Une appréciable source d’économies »
Cure thermale, mode d’emploi
[19.01.09]
Florence Quentin
* Etudes soutenues par l’Association française pour la recherche thermale (Afreth), qui bénéficie d’un budget annuel de 1,5 million d’euros, alloué par les exploitants thermaux.
Près d’un tiers des cancers pourraient être évités grâce à une meilleure alimentation. S’il n’existe pas d’aliments magiques qui mettraient totalement à l’abri de cette maladie, certains d’entre eux ont de réels effets protecteurs. Les livres sur (...) [02.01.12] • Réagir

La santé des jeunes se dégradeIl y a de quoi être inquiets. Un étudiant sur cinq juge que son état de santé s’est dégradé par (...) [22.05.12]

L’Organisation mondiale de la santé en grande difficulté financièreAlors que s’est ouverte, le 21 mai 2012, la 65e Assemblée mondiale de la santé à Genève, on (...) [22.05.12]

La Mutuelle des étudiants demande un accès aux soins pour tous« De nombreux étudiants doivent aujourd’hui choisir entre soigner une carie, consulter leur (...) [21.05.12]

Marisol Touraine, à la tête d’un grand ministère des Affaires socialesA cinquante-trois ans, la fille du sociologue Alain Touraine, diplômée de Normale sup, de (...) [21.05.12]

Les femmes se soucient de leur santéPrès des trois quarts des femmes (73 %) se disent préoccupées par leur santé, contre seulement 64 % (...) [16.05.12]