Les nanoparticules peuvent endommager l’ADN des cellules humaines
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Des chercheurs du Southmead Hospital de Bristol (Grande-Bretagne) mené par le professeur Gevdeep Bhabra ont montré que des nanoparticules peuvent endommager l’ADN et les chromosomes des cellules humaines, même à travers une barrière cellulaire. L’étude, publiée dans Nature nanotechnology montre la réalité de ce phénomène, même si le mécanisme n’en est pas encore totalement élucidé.
Les conséquences sont importantes : il y a un risque toxicologique démontré qu’il faudra prendre en compte pour évaluer la toxicité des nanoparticules ; et il est possible d’utiliser ces propriétés pour des actes thérapeutiques.
Cette démonstration intervient à un moment-clé où l’Union européenne travaille précisément sur une évaluation de de la génotoxicité des nanoparticules dans le cadre de la circulaire Reach et que la France mène une consultation publique nationale sur les nanotechnologies.
Le 10 décembre prochain, l’ Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) et le Groupe détude sur la santé environnementale de l´Assemblée Nationale organisent d’ailleurs une Journée parlementaire sur « Le développement des nanomatériaux : entre perspectives d’innovations et évaluation des risques ? » ouverte au public
Nos précédents articles :
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Les nanotechnologies, entre promesses et risques mal connus
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L’Inrs monte tout un programme sur les nanoparticules
Le Cnrs se penche sur l’éventuelle toxicité des nanotubes
[10.11.09]
L’article de Nature nanotechnology, « Nanoparticles can cause DNA damage across a cellular barrier » :
www.nature.com/nnano
La journée de l’Afsset :
www.afsset.fr