mardi 22 mai 2012
De plus en plus de Français sont surendettés. Pas toujours d’ailleurs des personnes issues de milieux modestes. L’accès au crédit facile, un accident
de la vie – chômage, divorce… –, et la situation peut se dégrader rapidement.
Avec la crise, le nombre de ménages surendettés a explosé. Il existe plusieurs mécanismes pour s’en sortir.
Le principal est le rachat de crédit. Un organisme de crédit règle
la dette de l’emprunteur et lui propose des mensualités moins importantes sur une plus longue durée.
Mais, parfois, quand la situation est trop catastrophique, il n’y a pas d’autres solutions que de faire appel à la Banque de France pour remplir un dossier de surendettement. Une commission est chargée d’aider les personnes ne pouvant plus faire face à leurs dettes. La Banque de France peut décider un gel des dettes et mettre en œuvre une procédure de rétablissement personnel, c’est-à-dire déclarer la faillite, comme cela se fait pour une entreprise.
Bien sûr, c’est une solution de la dernière chance. Et si la personne peut recommencer de zéro, tous ses biens sont saisis. Il ne lui reste que le minimum vital : son lit, un frigo, une cuisinière et sa voiture, si elle lui est nécessaire pour son travail. Ses dettes sont dès lors effacées, mais elle est fichée à la Banque de France et interdite de crédit pendant huit ans.
Les derniers chiffres publiés par la Banque de France sont catastrophiques. Entre juillet 2009 et juin 2010, 218 042 dossiers de surendettement ont été enregistrés. Et les cas sont de plus en plus lourds. Une moyenne de 45 000 euros d’impayés par dossier. Il ne s’agit en plus que de la partie émergée de l’iceberg, car seuls les ménages qui n’ont pas de prêts immobiliers en cours peuvent déposer un dossier auprès de la commission de surendettement.
[03.11.10]
Anne-Marie Thomazeau
Témoignage
Grande cause nationale, journée mondiale… de l’autisme, de la solitude ou encore de la fibromyalgie… Chaque jour ou presque, une cause est mise à l’honneur. Au-delà du coup de projecteur, quelles sont les retombées pour les associations ? A quelques (...) [02.05.12] • Réagir