Les responsables des surirradiations d'Epinal devant le tribunal
Le procès intenté par les victimes de surirradiation de l'hôpital d'Epinal (Vosges) commence aujourd'hui à Paris. Ce sera aussi le procès des autorités de contrôle : alertées par l'hôpital dès 2005, elles n'ont déclenché une enquête qu'en 2007. il est vrai qu'une partie des dysfonctionnements leur ont été cachés.
Sept personnes – des médecins, un radiophysicien et des cadres de santé publique – comparaissent pour “homicides et blessures involontaires” mais aussi de “destruction de preuves” et “d’omission de porter secours”.
Les patients ont déjà, pour nombre d'entre eux, été indemnisés par l'assurance de l'hôpital d'Epinal. Les victimes cherchent surtout dans ce procès à établir les responsabilités car ils estiment qu'outre l'erreur médicale, il y a eu volonté de cacher la situation.
Entre 2001 et 2006, plus de 500 patients soignés à l'hôpital d'Epinal ont été exposés à une surirradiation liée à des erreurs de paramétrage des appareils de radiothérapie. Sept sont décédés, des dizaines de patients ont subis des brûlures à la vessie, au rectum ou aux intestins.

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