Les syndicats vent debout contre l’ordre infirmier
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Vingt quatre heures après le vote définitif, le 14 décembre, par les députés UMP et UDF d’une loi créant un ordre infirmier, les syndicats CFDT, CFTC, FO, SUD, UNSA et CGT ont réaffirmé leur refus « d’une structure ordinale dont l’adhésion et la cotisation seraient obligatoires pour exercer la profession ».
Cet ordre, selon le rapporteur du texte à l’Assemblée Nationale « remplira les missions traditionnellement dévolues aux ordres, en assurant la promotion de la profession [...] en veillant au respect des règles fixées par le code de déontologie et en étudiant les questions ou projets qui lui seront soumis par le ministre chargé de la santé relevant de son domaine de compétences. En collaboration avec la Haute autorité de santé, il organisera également la diffusion des règles de bonnes pratiques en soins infirmiers auprès des professionnels. »
Or, font remarquer les syndicats, « la pratique professionnelle est encadrée par le décret relatif aux règles professionnelles des infirmiers et infirmières d’une part, et par le décret relatif aux actes professionnels et à l’exercice de la profession d’infirmier d’autre part. Les salariés disposent déjà de leurs instances représentatives et disciplinaires. [...] Ils et elles réclament la reconnaissance de leur qualification, une évolution de leur formation initiale, de meilleures conditions de travail pour une meilleure qualité des soins. »
« La création d’un ordre acte un repli catégoriel contraire aux aspirations des professionnels qui veulent travailler au sein d’équipe pluridisciplinaire et en réseaux. », concluent les syndicats qui se déclarent disponibles pour étudier la possibilité d’ « améliorer le fonctionnement de la structure nationale consultative existante, le Conseil Supérieur des Professions Paramédicales voire créer une instance pour les professions de santé comme proposée dans le rapport de la mission Couty. »
[18.12.06]
Le le texte de loi sur le site de l’Assemblée