Maladies rares, un diagnostic trop tardif

Un grand nombre de médecins consultés, des erreurs de diagnostic, le parcours des patients atteints de maladies rares est compliqué d'après la première grande enquête de " target="_blank">l’Observatoire des maladies rares.

Pour la moitié des malades interrogés, il a fallu attendre plus de 3 ans pour avoir le premier diagnostic. La moitié des participants à l’enquête déclare avoir consulté de 2 à 5 médecins en cabinet et autant en milieu hospitalier. 46 % des répondants déclarent que des erreurs ont été faites dans le cadre de la recherche de diagnostic. 45 % des interrogés indiquent que leur état de malade n’est pas reconnu par l’entourage en l’absence de diagnostic.

Près des 2/3 des personnes interrogées considèrent que leur état de santé s’est dégradé en l’absence de diagnostic.

L'information sur ces maladies est déficiante. Avant de contacter
" target="_blank">Maladies Rares Info Services, 1/10ème des participants n’a aucune information sur la maladie et 4/10ème une petite partie seulement.

Les principales sources d’information sont internet (93 %), les médecins hospitaliers (70 %) et les médecins en cabinet (42 %).

Internet offre une information accessible, disponible et compréhensible pour les personnes interrogées mais elle n’est pas complète pour 62 % d’entre eux.

Le suivi et la prise en charge sont insuffisants : 47 % des interrogés déclarent avoir des frais qui restent à leur charge. 49 % ont un "reste à charge" se situant entre 100 et 1000€ par an et pour 14 % au-delà de 1000€.
- Les principales causes des « restes à charge » sont des remboursements partiels de l’assurance
maladie (57 %) ou de la complémentaire santé (35 %) et des dépassements d’honoraires de
professionnels de santé (44 %).
- Selon les répondants, ces frais qui restent à charge concernent des médicaments (44 %), puis des consultations ou frais médicaux (41 %) et des frais d’optique (35 %).

Facebook

Twitter

Newsletter

Chaque mardi, recevez l'essentiel de l'information. Abonnez-vous à (ou désabonnez-vous de) :

Dossier

Mai 2013

Prévention : la France peut mieux faire

Dossier prévention
S'il vaut mieux prévenir que guérir, dans les faits, ce n’est pas si simple. La prévention, souvent efficace, manque parfois sa cible...