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Marisol Touraine annonce "une grande loi sur l'accès aux soins"

Marisol Touraine annonce "une grande loi sur l'accès aux soins"

“La santé n'est pas un marché et l'hôpital n'est pas une entreprise.” C'est en ces termes que la ministre Marisol Touraine a souhaité lancer vendredi 7 septembre 2012 son “Pacte de confiance pour l'hôpital”.

La notion de “service public hospitalier” avait disparu de la loi Hpst (Hôpital, patients, santé et territoire), Marisol Touraine la réintroduit et souhaite lui redonner toute sa place dans la loi et dans les faits. Il s'agit de mieux reconnaître les valeurs du service public : égalité d'accès aux soins, non sélection des patients, offre de qualité pour tous, réponse à l'urgence... et aussi tenir ses missions : former les professionnels de santé, développer la recherche, innover thérapeutiquement, accueillir 24/24 h et 7/7, soigner les publics en difficulté, assurer le suivi des pathologies aigües et lourdes.

Dès le Projet de loi de financement pour la Sécurité sociale, 2013, un terme sera mis à la convergence tarifaire public-privé... Celle ci visait à aligner les tarifs des actes réalisés par l'hôpital public sur ceux, plus bas, du privé, rendant presque impossible pour le secteur public de continuer à mener des missions spécifiques d'intérêt général coûteuses et peu rentables financièrement.

Marisol Touraine, en revanche, ne propose pas, de supprimer mais de réformer la T2A, tarification à l'activité *, un outil de gestion largement critiqué par les professionnels hospitaliers. La ministre a aussi réaffirmé son engagement à trouver rapidement des solutions à trois dossiers chauds :

Les dépassements d'honoraires

“Parce que la santé n'est pas un marché, je refuse de laisser les dépassements d'honoraires devenir la règle dans certains territoires. La négociation s'est engagée et se terminera le 17 octobre”. Si aucun accord ne pouvait être trouvé entre les syndicats de médecins, l'Assurance maladie et les complémentaires santé, la Ministre a rappelé “qu'elle prendra ses responsabilités et passera par la loi”.

Urgences

Pour améliorer l'accès aux soins d'urgence sur le territoire “afin d'en finir avec les délais d'attentes interminables et l'empilement des patients dans les couloirs”, la Ministre a annoncé la création de Smur et de “médecins correspondants de Samu”.

Déserts médicaux

La lutte contre les déserts médicaux passe, pour la ministre, par la mise en place de nouvelles maisons de santé – elles ne représentent à l'heure actuelle que 2 % de l'offre sanitaire – et la réorganisation des études de médecine pour développer les stages en cabinet implantés dans les zones où les médecins se font rares.

L'ensemble de ces mesures devrait trouver un cadre dans une “Grande loi sur l'accès aux soins” à venir.

*La tarification à l’activité ou T2A est le mode de financement des hôpitaux en France en Å“uvre depuis 2005. L'hôpital est réglé en fonction des actes qu'il a réalisé. Mais si certains actes sont faciles à délimiter (appendicite, prothèse de hanche), comment envisager une tarification pour le temps passé auprès d'un patient atteint de nombreuses pathologies, d'un malade chronique qui a besoin de conseils de prévention ou d'une personne âgée qui réclame une présence, de la disponibilité et de l'écoute ?

Vos commentaires

Jean-Marc AYRAULT 06-03-2008
Même si je ne peux souhaiter que vous continuiez à mettre votre vie en danger, je suis solidaire avec le combat que vous menez. De telles franchises, qu'il convient plus exactement d'appeler taxe sur les malades, remettent en cause l'égal accès aux soins de tous nos concitoyens et la qualité du système de santé. Je vous rejoins largement sur le constat que cette mesure injuste, dangereuse pour la santé et économiquement inefficace devrait être rejetée.
Vous réitérant mon souhait que vous ne mettiez pas votre vie en danger, je vous prie de recevoir mes chaleureuses salutations.
Jean-Marc AYRAULT
Laurent FABIUS 27-02-2008
Contre les franchises en témoignage de mon total soutien
Laurent Fabius
Député à l'Assemblée Nationale, Ancien Premier Ministre
François HOLLANDE 18-01-2008 Depuis le début, le Parti socialiste s'est opposé à l'instauration de la franchise médicale. C'est la justice et la solidarité qui sont une fois de plus détournées. C'est une attaque contre les malades eux-mêmes et je comprends votre colère. Le combat que vous menez est juste et j'admire le courage dont vous faites preuve dans votre lutte quotidienne contre la maladie. Je vous demande, cependant, de ne pas mettre votre vie en danger, parce que notre société a besoin de vous pour l'aider à être plus juste.
Je me permets d'attirer votre attention sur plusieurs sujets concernant les remboursements de santé.
Le 28 mai 2008, vous avez reçu à l'assemblée nationale en compagnie de D.Paul, M.Billard et autres collègues, une délégation de l'association "ensemble pour une santé solidaire" ; cette association vous a remis 950 000 pétitions contre les franchises médicales, cette vidéo vous rappellera ce jour : http://www.dailymotion.com/video/kFw5dg7g5MtbYKYHnz?start=20
Cette délégation était comprise, de mon fils en fauteuil roulant, B.P.Chevalier président de l'association Ensemble pour une santé solidaire(malade du sida)qui a fait la grève des soins pendant 9 mois pour se battre contre ces franchises injustes et Cécile MOUTTES vice présidente de l'association Ensemble pour une santé solidaires Maire adjointe a la santé de la ville de Juvisy membres du PS , un autre grand malade, une retraitée, etc...
M.Chevalier avait reçu lors de sa grève des soins F.Hollande qui lui avait promis, s'il était un jour aux commandes, de supprimer ces franchises, vous, de même, était contre, et le problème actuel, c'est que dans le programme du PS, aucune mention de cette suppression des franchises médicales, était-ce une promesse en l'air ? j'espère que non, les malades attendent vraiment beaucoup de vous, suppression totale de la loi bachelot qui a fait tant de mal.
un exemple : un médicament anti-douleur, lamaline, n'est remboursé seulement que 37cents par la ss, et dessus, payons 50 cents de franchise (cherchez l'erreur) et certaines mutuelles ne remboursent pas les vignettes jaunes.
Hier, je suis allée faire le renouvellement de l'ordonnance pour mon fils, et encore de bonnes nouvelles, la boite de "neurontin 600", n'est plus remboursée, mais le décret n'étant pas encore passé, le pharmacien a pu tricher avec son logiciel, ce médicament est donné pour toutes les douleurs neurologiques qui surviennent chez le tétra, depuis qu'il en prend il est beaucoup mieux, la boite coute 51e, allez vous signer ce décret, ainsi que tous les autres pour les déremboursements, sachant qu'ensuitel le mèdicament triple son prix, ce qui est le cas pour tanakan, proctolog, rivotril aussi a été supprimé, et bien d'autres que l'on appelle "médicaments de confort", quel confort de se soigner lorsque l'on est très malade ? que vont devenir nos grands malades s'ils ne peuvent plus se soigner, avec bachelot, ils étaient coupables d'être malades, donc on supprime tout ! je suis loin de penser que vous allez agir comme elle, mais il serait bon d'en parler.
Tant de frais incombent aux malades à 100%, avec des petits revenus, pas de travail, il est temps d'agir, sans parler de tous les dépassements sur les médicaments remboursés !
Un autre exemple, une amie consulte une fois par mois un ophtalmo en hopital public pour une piqure dans l'oeil (dlma), avant elle avait droit à une petite anesthésie, maintenant, par manque d'infirmière, plus d'anesthésie, et si elle en veut une, 300e ! qu'est devenu notre santé publique ? et des exemples de ce genre, il y en a beaucoup.
J'espère, Madame la Ministre, que vous prendrez ma lettre en considération et vous en remercie d'avance pour tous les malades en détresse, je vous prie de croire, à ma considération distinguée.
bruno pascal chevalier
président de l'association ensemble pour une santé solidaire

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