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Janvier 2013 - Port-Royal : le drame qui relance le débat sur les maternités

Mortalité infantile : des chiffres préoccupants

Avec un taux de mortalité infantile qui stagne à 3,8 décès pour 1000 naissances, la France a dégringolé de la 7e place en 1999 à la 20e sur 30 pays européens aujourd’hui. Et quelques chiffres laissent songeurs : la mortalité au cours des 28 premiers jours de vie y est équivalente à la mortalité sur l’ensemble de la première année en Suède.

La France est passée de la 7e place en 1999 à la 20e à l’heure actuelle.

Pourquoi ces mauvais résultats ? L’augmentation de l’âge des mères, du taux de naissances prématurées, de la proportion de grossesses multiples et du nombre de femmes en situation de précarité est souvent invoquée. Les résultats de l’enquête nationale périnatale 2010 menée par le ministère de la Santé mettent en évidence de nouveaux facteurs de risques, en particulier l’augmentation de la prévalence de la surcharge pondérale et de l’obésité. La mortalité infantile est plus élevée dans les régions du nord et de l’est de la France que dans le Sud. Et selon les départements, les écarts vont de 1, comme dans les Hautes-Alpes, à 3 en Ariège pour un nombre équivalent de naissances. Les chiffres de la mortalité infantile atteignent des sommets dans les départements d’outre-mer, où ils sont trois fois supérieurs à ceux de la métropole. De plus, la France a le taux de décès maternels par hémorragie le plus élevé d’Europe.

Pis, selon la Cour des comptes, qui plaide pour «l’urgence d’une remobilisation», la moitié des décès maternels qui se sont produits dans l’Hexagone étaient évitables. Elle dénonce «une analyse insuffisamment précise des causes d’une situation médiocre, marquée de considérables disparités territoriales, un effort de prévention très insuffisant en direction des femmes en situation de vulnérabilité, une absence de prise en considération prioritaire de la situation des départements d’outre-mer et une implication inégale des services de Pmi des départements».

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