Mortalité maternelle : la France est mauvaise élève
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En France, entre 70 et 75 femmes meurent chaque année, pendant la grossesse ou des suites de l’accouchement, alors que plus de 830 000 naissances sont recensées. Notre pays est à la traîne en ce qui concerne la mortalité maternelle [1], et se situe loin derrière la Suède dont les chiffres sont deux fois plus faibles, selon une enquête du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) dans la période 2001/2006.
Quelles sont les cause de décès ?
La première sont les hémorragies (25% des cas). Puis viennent les embolies amniotiques (12%), suivies des thromboembolies veineuses (10%) et des complications de l’hypertension artérielle (10%). Les infections arrivent ensuite (4%), suivies des complications d’anesthésie et obstétricales.
L’enquête montre surtout que les femmes sont loin d’être égales devant le risque de mourir en couches. « Le risque de mort maternelle est trois fois plus élevé à 35-39 ans qu’à 20-24 ans, et demeure supérieur chez les femmes d’origine étrangère », selon les chercheurs. 50% des décès seraient évitables notamment dans les cas de complications d’une hypertension d’après l’étude.
L’ÃŽle-de-France et les Dom-Tom ont des chiffres de mortalité supérieurs. Les femmes des nationalités d’Afrique subsahariennes présentent un surrisque surtout lié à des complications de l’hypertension et d’infections.
77% des mères meurent à l’hôpital public, 10% chez elles et 8% en clinique privée. La plupart du temps, les femmes décèdent après un transfert dans une structure d’urgence ou de réanimation.
[19.01.10]
[1] La mortalité maternelle est définie par le décès d’une femme pendant sa grossesse ou dans un délai de 42 jours après son terme
L’étude sur www.invs.sante.fr/beh/