Trop peu de jeunes médecins généralistes d'après l'Ordre

Trop peu de jeunes médecins généralistes d'après l'Ordre

Il n'y aura pas assez de jeunes médecins généralistes dans les prochaines années, déplore l'Ordre dans son Atlas publié ce jour.

En dépit d’une hausse du nombre de médecins nouvellement inscrits, la problématique du renouvellement des générations dans certains modes d’exercice demeure.

Le Conseil national de l'ordre des médecins (CNOM) dans son rapport souligne une augmentation significative des médecins retraités et une quasi-stagnation des actifs réguliers.

Cette situation pose la question de l’accessibilité territoriale aux soins primaires partout en France avec des disparités très fortes selon les régions : la Picardie, dont la densité médicale est faible, recense une nouvelle baisse des actifs qui va s’accentuer d’ici à 2017. A contrario, la région Rhône-Alpes, réputée attractive, enregistre une augmentation de ses actifs.

En 2006, en première inscription, seuls 10 % des médecins ont choisi un exercice libéral. Cinq ans plus tard ce sont 35 % d’entre eux qui exercent en libéral. Près de 80 % de ces médecins s’installent dans leur région de première inscription. Ce pourcentage encourageant est variable d’une région à une autre : 93,6 % en Rhône-Alpes, 58,3 % pour le Centre et 28,5 % en Ile-de-France.

Les jeunes générations ne sont pas opposées au secteur libéral. Mais elles souhaitent avant tout mieux connaître cette forme d’exercice au cours de leur cursus universitaire, par l’augmentation du nombre de stages proposés dans ce secteur en y associant une réflexion sur les conditions de logement et de transport.

Les médecins retraités actifs (10 368) constituent une alternative aux problèmes d’accès aux soins ; d’autant plus que la majorité d’entre eux exerce en secteur libéral. Il conviendrait d’aller plus loin dans les assouplissements obtenus ces dernières années.

Le CNOM propose des pistes de réfléxion pour assurer un accès équitable aux soins en tout point du territoire en :

- Intervenant auprès des lycéens pour leur expliquer ce que sont les métiers de médecin
- Participant aux forums métiers dans les facultés de médecine
- Développant la formation, lors du cursus universitaire, sur l’exercice libéral
- Augmentant le nombre de stages et de maîtres de stages dans toutes les spécialités
- Créant un véritable compagnonnage
- Revalorisant le métier de médecin de premier recours
- En aidant les médecins actuellement en exercice pour éviter un décrochage prématuré de leur plaque.

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