Politique hospitalière, la ministre de la Santé précise ses plans

"L'hôpital public est unique et seul à être présent sur tous les fronts". Par ses mots prononcés au salon Hôpital Expo en mai dernier, Marisol Tourraine, ministre de la Santé a réaffirmé sa volonté de maintenir les missions de service public de l'hôpital. Interrogée par le journal Libération hier, sur la question du financement, elle explique : "nous mettrons d’abord fin à la convergence tarifaire entre le public et le privé. Concernant la T2A, il s’agit de la faire évoluer, et de ce fait de revoir le financement du service public hospitalier. Nous le ferons, très vite, à l’occasion du débat sur le PLFSS (projet de loi de financement de la Sécurité sociale) ] à l’automne. Il s’agit de compléter la T2A par une meilleure prise en compte des exigences du service public, avec ses missions, mais aussi ses particularités".
Pour les dépassements d’honoraires et certains abus scandaleux, la négociation entre les différents partenaires conventionnels est lancée."De toute façon, nous réformerons le financement, avec le souci de l’égalité, de la proximité, en plaçant la notion de parcours de soins au cœur de nos politiques" a soutenu la ministre..
Marisol Touraine reprend à son compte les critiques récurrentes de la communauté médicale, qui demande d’être davantage associée à la gouvernance hospitalière."La loi HPST (Hôpital patient santé territoire, ndlr) a marqué le summum du mépris à l’égard des professionnels de santé. Si le malaise est si fort dans le monde hospitalier, c’est parce que le personnel soignant - médecins comme infirmières - a eu le sentiment d’être traité comme la cinquième roue du carrosse. L’hôpital a besoin d’apaisement. Nous devons travailler afin que la communauté soignante soit un partenaire mieux identifié et mieux reconnu".
Lire l'interview de Marisol Tourraine sur
Libération.

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