Santé

Pourquoi tant de cancers ?

Meilleur dépistage et vieil­lissement de la popu­la­tion ne suffisent pas à expliquer l’explosion du nombre de can­cers du sein. Le point sur les facteurs de risques.

Toutes les femmes sont susceptibles de déclarer un cancer du sein. Néanmoins, certains facteurs de risques ont été identifiés :

L’âge. Plus on vieillit, plus le risque est important. Il est maximal entre 50 et 75 ans.

L’hérédité. 5 à 10 % des tumeurs sont d’origine génétique. On les trouve majoritairement chez les femmes porteuses d’un gène de prédisposition, le Bcra.

Les hormones. Les femmes réglées avant l’âge de 12 ans et ménopausées après 55 ans sont plus menacées que les autres car elles auront été longuement exposées aux œstrogènes. C’est pareil pour celles qui n’ont pas eu d’enfants ou qui ont eu le premier tardivement (après 35 ans), car les cellules du sein deviennent matures à la première grossesse et sont alors moins sensibles à l’effet cancérigène. La pilule prise longtemps et le traitement hormonal substitutif (Ths) constituent aussi un léger surrisque.

L’alimentation. Les aliments trop gras et trop sucrés, une consommation excessive d’alcool et de cigarettes sont également mis en cause, ainsi que le surpoids après la ménopause.

D’autres facteurs de risques sont évoqués, comme le stress, car il affaiblit le système immunitaire, mais les spécialistes s’accordent pour dire que, s’il peut accélérer l’apparition d’un cancer, il ne peut en aucun cas le déclencher. L’exposition répétée à des produits chimiques est aussi dénoncée : en mimant l’action de nos propres hormones, certaines substances agiraient comme des perturbateurs endocriniens capables d’endommager nos cellules. Des études sont actuellement en cours, notamment sur les déodorants. Sur le plan de la prévention, au plus admet-on que l’allaitement, des gros­sesses nombreuses et une activité physique régulière (au moins cinq heures par semaine) auraient un effet protecteur.

 

-  [05.10.06]   Brigitte Bègue

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A savoir

Le dépistage et après ?

Le dépistage est parfois le début d’un long combat pour les femmes. Une fois le diagnostic de cancer posé, la patiente est orientée vers un chirurgien, dans un centre anticancéreux, un hôpital ou une clinique. Un protocole de soins personnalisé est mis en place par une équipe pluridisciplinaire (chirurgien, radiothérapeute…). Il doit garantir une prise en charge optimale de la malade.

Malheureusement, des inégalités existent encore dans le traitement du cancer, certains médecins et certains établissements étant plus spécialisés que d’autres. Il ne faut donc pas hésiter à poser des questions à votre médecin traitant ou à votre gynécologue, à prendre un deuxième avis médical… L’annonce du diagnostic reste souvent le moment le plus douloureux : selon une étude du ministère de la Santé, deux ans après le début de leur maladie, 25 % des patientes estiment que l’annonce leur a été faite trop brutalement. -

A qui s’adresser ?

Parce que avec le cancer la vie bascule et que les femmes ont trop souvent le sentiment d’être réduites à n’être qu’un sein malade, des lieux d’écoute et de parole s’ouvrent :
Cancer Info-Service. Au bout du fil, des infirmières et des psychologues vous écoutent et vous informent sur le dépistage, la prévention, les traitements, les adresses utiles… au 0 810 810 821, du lundi au samedi de 8 heures à 20 heures.

Étincelle. Lieu d’accueil et d’écoute, au 01 44 30 03 03. Site Internet : www.etincelle.asso.

Psychisme et Cancer. Centre d’écoute des malades, au 01 43 13 23 30. Site Internet : www.psychisme-et-cancer

jeunes solidarité cancer. Association d’aide et de soutien aux jeunes atteints d’un cancer, 14, rue Corvisart, 75013 Paris. Site Internet : www.jscforum.net

vivre avec, au 0 821 21 80 08. europa donna, au 01 53 83 81 52.

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