Procès AZF : une peine de prison avec sursis et des amendes requises
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Dans le procès AZF qui dure depuis le 23 février, ont été requis trois ans de prison avec sursis et 45 000 euros d’amende à l’encontre du directeur de l’usine, Serge Biechlin, et 225 000 euros d’amende pour la société Grande Paroisse, filiale du groupe Total. Il s’agit des peines maximales prévues par la loi.
Les réquisitions épargnent donc comme on le prévoyait, le groupe Total et son ancien PDG, Thierry Desmarest.
Pourtant, l’usine AZF de Toulouse était la seule en Europe à fabriquer deux produits chimmiques, notoirement incompatibles. Le journal Le Monde explique que "Les quatre mois d’audience ont montré que la "frontière" entre la partie sud de l’usine, dévolue aux produits chlorés, et la zone des nitrates, au nord, n’était pas étanche."
Le quotidien précise que "D’autres avocats de parties civiles sont venus dire à la barre leur conviction que Total avait bel et bien organisé la reconstitution de l’accident, mais que les résultats seraient tenus secrets. C’est dire toute la suspicion qui pèse sur la multitude de contre-expertises menées par le groupe Total."
Des ex-salariés réfutent donc la thèse de l’accident et réclament un supplément d’information.
[29.06.09]