mercredi 8 février 2012
L’Association nationale de défense des victimes des l’amiante (Andeva) et la Fédération des accidentés de la vie (Fnath) dénonce le projet de réforme des retraites, « injuste, inéquitable et de mauvaise foi » quant à la manière dont les questions de la pénibilité et de la prévention au travail sont traitées. Le projet prévoit par exemple que la pénibilité ne serait prise en compte qu’à titre individuel et à condition que le salarié ait une incapacité physique « avérée » d’au moins 20 %.
Le dispositif gouvernemental, argumentent la Fnath et l’Andeva, « est uniquement un dispositif d’incapacité physique de travail. Il écarte les salariés qui ont été exposés à des produits cancérogènes et qui ont de ce fait une espérance de vie réduite, mais pas de traces physiques de cette atteinte ».
Les deux associations estiment également que le texte gouvernemental « exclut une majorité de victimes du travail pour lesquelles il n’existe pas de tableau de maladie professionnelle, ou qui n’auront pas réussi à franchir la barrière des comités régionaux de reconnaissance des maladies professionnelles qui sont très restrictifs ».
C’est notamment le cas pour les maladies psychiques dues au harcèlement ou à la dureté du management.
Autre injustice du projet de réforme des retraites pour les salariés soumis à des travaux pénibles ou à risques, « le dispositif ne fonctionnera que de manière individuelle et exclut les listes de métiers ou de classifications professionnelles réputés pénibles. Cette disposition est particulièrement restrictive et nie complètement l’ensemble des travaux épidémiologiques conduits ces dernières années, notamment sur les expositions à l’amiante, et qui permettent d’évaluer les expositions passées avec une bonne fiabilité ». Ces injustices criantes doivent être corrigées exigent la Fnath et l’Andeva : elle font « non seulement, que les ouvriers exposés à des toxiques meurent plus tôt que les autres salariés [...] mais que ce faisant, leur mort prématurée permet de financer la retraite des autres catégories sociales déjà favorisées par leur espérance de vie ».
[18.06.10]
Avec la création de la Sécurité sociale, en 1945, nous nous sommes dotés d’un système de protection sociale à vocation universelle. Mais aujourd’hui, de nombreux Français ne peuvent plus se soigner. Les raisons sont financières, mais pas seulement. (...) [01.02.12] • Réagir
Dépression, surmenage, 20 % des travailleurs allemands souffrent de troubles psychiquesSelon une étude de la caisse allemande d’assurance maladie TK menée en 2011 sur les 3,4 millions (...) [08.02.12]
Faire face à la souffrance des collèguesLes membres des Chsct sont en première ligne face à leurs collègues en difficulté. Et comme il (...) [01.02.12]
Salariés sous pression"La précarisation croissante des emplois et l’augmentation des pressions au travail pourraient (...) [01.02.12]
Une victoire pour les victimes de l’amianteLe 10 janvier, le conseil de prudhommes de Saint-Etienne a rendu son délibéré sur le cas des (...) [01.02.12]
Le contrat de sécurisation professionnelleDepuis le 1er septembre 2011, le contrat de sécurisation professionnelle (Csp) a remplacé la (...) [01.02.12]
Le CISS côté Rhône-Alpes Créé en 2001, le collectif interassociatif sur la santé Rhône-Alpes (Cissra) fédère plus de 80 (...) [07.02.12]
Fonds de pensions : les retraites des Néerlandais fondentLes pensions de millions de retraités (et futurs retraités) néerlandais vont être réduites l’an (...) [09.01.12]
L’allocation transitoire de solidaritéPour pallier la suppression, début 2011, de l’allocation équivalent retraite, l’allocation (...) [02.01.12]
Les périodes de chômage prises en compteJ’ai connu deux ans de chômage non indemnisé avant de trouver du travail. J’ai entendu dire que (...) [02.01.12]
En Allemagne, l’espérance de vie des plus pauvres a reculé d’au moins deux ans depuis 2001L’espérance de vie des plus pauvres – ceux qui ne disposent que des trois-quarts du revenu moyen – (...) [14.12.11]