jeudi 9 février 2012
La Fédération des accidentés de la vie (FNATH) vient d’adresser au gouvernement ses « observations et propositions » sur le projet de loi de réformes des retraites qu’elle juge « inacceptable en l’état ».
« Le volet pénibilité du projet de loi constitue en effet une succession d’injustices », souligne la FNATH car il « ne repose que sur l’incapacité physique » et « ne fonctionnera que de manière individuelle et exclut les listes de métiers ou de classifications professionnelles réputés pénibles ».
Il laisse de côté de nombreux salariés « qui ont été exposés à des produits cancérogènes et qui ont de ce fait une espérance de vie réduite, mais pas de traces physiques de cette atteinte ».
L’association souligne que le « dispositif n’est en fait ouvert qu’aux salariés reconnus atteints d’une maladie professionnelle ou d’un accident du travail ayant entraîné un taux d’incapacité permanente partielle (IPP) d’au moins 20 %. En pratique, cela exclut une majorité de victimes du travail pour lesquelles il n’existe pas de tableau de maladie professionnelle, ou qui n’auront pas réussi à franchir la barrière des comités régionaux de reconnaissance des maladies professionnelles qui sont très restrictifs ».
La Fnath demande également « la création d’une allocation de cessation anticipée d’activités pour les travailleurs exposés à des métiers pénibles, sur le modèle de ce qui existe déjà pour les travailleurs de l’amiante » (ACAATA ).
Cette allocation devrait être à hauteur du SMIC et versée « au maximum sept ans avant l’âge de départ en retraite » puisque les ouvriers vivent en moyenne sept ans de moins que les cadres.
Dans son document, la FNATH propose des amendements au projet de loi. L’association y ajoute nombre d’exemples précis de salariés ayant travaillé dans des conditions pénibles et qui seront exclu de fait du dispositif de pénibilité prévu par le gouvernement s’il reste en l’état.
Pour obtenir ces améliorations, la Fnath appelle à manifester avec les syndicats lors de la journée d’action du 7 septembre prochain.
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