Rsa : 1,8 million de bénéficiaires potentiels manquent à l’appel
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Entré en vigueur le 1er juin 2009, le Revenu de solidarité active (RSA) remplace le revenu minimum d’insertion (RMI), l’Allocation de parent isolé (API) et les dispositifs de soutien à la reprise d’un emploi (intéressement, primes mensuelles, prime de retour à l’emploi).
Il est également versé à des personnes qui travaillent déjà et dont les revenus sont faibles.
Selon la Caisse nationale d’allocations familiales, 1,48 million de foyers allocataires ont touché les RSA au bout d’un mois de mise en œuvre. La grande majorité d’entre eux (80 %, soit environ 1,2 million) sont d’anciens allocataires du RMI ou de l’API qui ont basculé automatiquement dans le dispositif en juin 2009.
Les allocataires du RSA sont pour moitié des personnes seules et un tiers sont des familles monoparentales. Ils sont surtout présents dans les régions du nord de la France et du pourtour méditerranéen.
Quant aux bénéficiaires nouvellement inscrits, on en dénombre seulement 280 000. On est loin des deux millions de travailleurs pauvres qui pourraient prétendre à l’allocation. Le démarrage est lent. D’une part parce que beaucoup de salariés modestes n’ont pas fait les démarches ne pensant pas être concernés par le RSA. D’autre part, parce qu’ils sont encore nombreux à craindre les obligations que pourraient entraîner le versement du RSA, et en particulier l’impossibilité de refuser certains emplois.
[16.09.09]
Anne-Marie Thomazeau