Santé mère-enfant en Europe : la France est bien placée mais pas en tête
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La France n’est pas la première en Europe, en matière d’indicateurs de santé périnatale. Selon le rapport Euro-peristat, elle a le taux de mortinatalité (naissances d’enfants sans vie) le plus élevé d’Europe (9,1 pour 1.000 naissances totales). Mais ce taux "s’explique en grande partie par une politique active de dépistage des anomalies congénitales et la pratique d’interruptions médicales de grossesse (Img) relativement tardives", selon l’Inserm qui a co-dirigé l’enquête. Actuellement, la France ne dispose pas de données permettant de distinguer les mort-nés spontanés des Img.
Mais la France est bien placée en Europe pour la mortalité néonatale (dans les 27 premiers jours après la naissance), qui est de 2,6 pour
1 000 naissances vivantes en France, alors que les taux varient de 1,6 à 5,7 en Europe. Notre pays a le même taux que la Slovaquie, l’Espagne, le Portugal, et se situe derrière la Suède, la Finlande, la Norvège, Chypre, le Luxembourg et la République Tchèque.
Le ratio de mortalité maternelle est de 7,0 pour 100 000 naissances en France, alors qu’il fluctue de 0 à 29 pour 100 000 naissances en Europe. Ces variations sont à interpréter "avec prudence", souligne l’Inserm, certains petits pays pouvant n’enregistrer aucun décès au cours d’une année.
De plus, dans la plupart des pays, à l’exception du Royaume-Uni, de la Slovénie, des Pays-Bas ou de la France, les décès maternels "sont très nettement sous-estimés".
6,3% des naissances sont prématurées en France, qui arrive à la 8e place pour cet indicateur, au même rang que la Suède et la Slovaquie.
Le taux de césariennes varie de 14% à 38% dans les différents pays de l’Union européenne et atteint 20% en France. Celle-ci se trouve "parmi les pays à taux plutôt faible", mais se situe néanmoins au 13e rang, par ordre croissant des taux de césariennes.
Enfin près de 5% des femmes qui accouchent en France ont suivi un traitement de l’infertilité, le plus fréquent étant l’emploi d’inducteurs de l’ovulation (2,4%) puis la fécondation in vitro (1,7%).
Le pourcentage des femmes qui fument pendant la grossesse varie de 5 à 7 %, la France est parmi les pays où les taux sont les plus bas.
[16.12.08]
Le rapport Euro-peristat concerne 25 pays membres de l’UE et la Norvège. Il est financé par la Commission européenne et coordonné par l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris et l’Inserm.
Le rappport en anglais : www.europeristat.com/bm.doc/european-perinatal-health-report-2.pdf