jeudi 9 février 2012
Le scanner (aussi appelé tomodensitométrie) permet de déceler des anomalies invisibles avec la radiographie classique ou l’échographie. Des images en coupe fine du corps sont obtenues sur un écran d’ordinateur grâce à la rotation d’un faisceau de rayons X autour du patient. Les clichés imprimés facilitent la distinction entre les os et les parties molles (qui n’absorbent pas les rayons X de la même façon).
Le scanner très utile dans le cadre de l’urgence et du dépistage, est facile à mettre en œuvre et permet d’obtenir rapidement un bilan complet. Il est adapté à l’étude de la cage thoracique, de l’abdomen, du cerveau. Traumatismes osseux, infections, kystes, tumeurs ou ganglions peuvent ainsi être décelés.
Avec l’Irm (imagerie par résonance magnétique), on utilise un champ magnétique et des ondes radio qui vont exciter les atomes d’hydrogène de l’organisme. Stimulés, ils émettent un signal que le système informatique traduit en images. C’est le médecin qui détermine le choix du type d’imagerie en fonction de la maladie.
L’Irm est utilisée en neurologie lorsqu’une analyse très fine s’impose. Elle détecte les tumeurs du cerveau, les anomalies des vaisseaux, les lésions infectieuses ou inflammatoires. On la privilégie également pour tout ce qui a trait à l’ostéo-articulaire, aux maladies digestives et aux problèmes de colonne vertébrale.
Lors d’un scanner, un produit de contraste à base de sels iodés est injecté au patient afin de visualiser l’image fonctionnelle de l’organe et d’étudier la vascularisation des tissus. En cas d’allergie à l’iode, une prémédication est administrée. Le patient, qui ne doit pas bouger durant l’examen, est allongé sur une table qui se déplace à l’intérieur d’un grand anneau, lui aussi mobile. Des précautions doivent être prises si une patiente est enceinte en raison du caractère irradiant de l’examen.
Pour une Irm, le patient est également allongé sur un lit qui va entrer dans une sorte de tunnel, aéré et ventilé. Un produit de contraste à base de gadolinium peut être administré. Pendant l’examen (entre dix et trente minutes selon l’indication), le patient va entendre un bruit de tam-tam entrecoupé de silences. L’équipe médicale voit le malade, l’entend parfaitement et peut communiquer avec lui. Là encore, il faut s’abstenir de bouger afin que les images ne soient pas floues. Seule contre-indication : la présence d’un matériel implanté (pacemaker, pompe à insuline, prothèse métallique, implant oculaire ou orthopédique) susceptible d’interférer avec le champ magnétique. Il faut impérativement en avertir le radiologue.
Une Irm coûte le double, voire le triple d’un scanner, à cause du prix très élevé de l’appareillage et de l’environnement adéquat. Un investissement onéreux, qui explique le retard de la France pour l’acquisition de ce type d’équipement par rapport aux autres pays. Alors que ces examens sont de plus en plus prescrits, il y a 9 fois moins de scanners chez nous qu’au Japon et 4,5 fois moins qu’en Allemagne. Situation identique pour les Irm, dont la densité est 2 fois moins importante que la moyenne européenne. Résultat : les listes d’attente s’allongent, ce qui retarde la mise en route de traitements adaptés pour le patient.
[18.04.05]
Françoise Essayan
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