Régions / Conférence à Paris sur l’économie sociale et solidaire

Secteur innovant cherche jeunes motivés

Avec un départ à la retraite pour quatre salariés d’ici à dix ans, l’économie sociale et solidaire (Ess), secteur créateur d’emplois, souhaite recruter des jeunes.

Travailler autrement  : quelle place pour les jeunes dans l’économie sociale  ?  »  : c’était le thème d’une conférence organisée le 16 novembre dernier à Sciences-Po par la Mutualité française Ile-de-France et la Mutuelle des étudiants (Lmde), avec des représentants des différentes familles qui la composent – associations, mutuelles, coopératives et fondations. Son objectif  : mieux faire connaître l’Ess aux nouvelles générations et leur donner envie de la rejoindre.

«  Il y a des livres entiers d’économie qui ne lui consacrent même pas une page  !  » s’est indigné Claude Alphandéry, l’une de ses grandes figures, qui a souligné le caractère innovant de ses initiatives, sa gouvernance démocratique et sa contribution à la cohésion sociale. Avec plus de 2,3 millions de salariés et 215 000 entreprises, elle représente 10 % de l’emploi en France et enregistre, malgré la crise, un taux de création d’emplois de 2,6 % par an. Elle est présente dans tous les secteurs, des plus traditionnels aux plus modernes (social, environnement, culture, sport, loisirs, éducation, solidarité, tourisme, agriculture, industrie, commerce, etc.). Eric Forti, secrétaire général de la Ligue de l’enseignement du Val-d’Oise et président de la chambre régionale de l’économie sociale et solidaire d’Ile-de-France, a mis l’accent sur les perspectives d’emploi  : avec un départ à la retraite pour quatre salariés d’ici à 2020, l’économie sociale et solidaire est amenée à faire une place importante aux jeunes.

Même analyse chez Philippe Gerbet, directeur des ressources humaines à la Mutuelle générale de l’Education nationale (Mgen), qui dit avoir besoin de compétences pointues. A la différence du secteur lucratif, l’Ess s’inscrit dans la durée, dans le moyen et le long terme, a-t-il dit. Autre facteur de différenciation, selon lui, la proximité des décideurs – «  on sait où ils sont  !  » – et le sens donné au travail qu’on fait. Arnaud Breuil, du Groupe chèque déjeuner, est revenu sur la création de la coopérative en 1964 par quelques syndicalistes et son développement à l’international dans les années 1990. Renaud Mimin, le «  benjamin  » des intervenants, a expliqué comment il a rejoint le groupe Bpce, né de la fusion en 2009 des Banques populaires et des Caisses d’épargne.

 

- [02.01.12]   Sylvaine Frézel

envoyer l'article par mail     

 

 

Région Sud-Est Région Centre-Est Région Nord-Est Région Ouest

Les infos de
ma mutuelle

Cliquez sur la carte pour sélectionnez votre région

- Trouver une mutuelle...

à lire sur le même thème

Mutualité

 Le 5 juin, www.prioritesantemutualiste.fr répond à vos questions sur la santé de la famille

Vous vous posez des questions sur la santé de la famille ? Le mardi 5 juin prochain, des experts (...)  [21.05.12]

 Législatives : Les solutions de la Mutualité française pour l’accès aux soins

Elle l’avait fait en amont de la campagne présidentielle en organisant des débats publics et en (...)  [17.05.12]

 Marseille : La Fhf propose dix actions prioritaires au nouveau ministre de la Santé

Lors de son tour des régions, la Fédération hospitalière de France (Fhf) a présenté, le 14 mai à (...)  [16.05.12]

 Ce que les Mutuelles de France attendent du nouveau Président

Dès le lendemain du 2e tour de l’élection présidentielle, la Fédération des Mutuelles de France (Fmf) (...)  [15.05.12]

 Santé, social... Les chantiers du nouveau gouvernement

Jugées prioritaires par les Français, les questions concernant la santé et la protection sociale (...)  [14.05.12]

Les fiches

 Fiches santé

 Fiches droits

 Fiches alimentation