jeudi 9 février 2012
Insomnies, apnées, somnolence...
Irritabilité, manque d’attention, déprime... Les troubles du sommeil ont des répercussions sur notre vie quotidienne. Le point sur les principaux problèmes rencontrés.
9 % de Français en souffrent de façon chronique et sévère. Souvent liées au stress, ces insomnies peuvent aussi être le signe d’une dépression.
Les bons réflexes :
en cas d’insomnies passagères, ne vous jetez pas sur les somnifères, surtout sans prescription médicale. Essayez plutôt de respecter votre rythme biologique en vous couchant dès les premiers signes de fatigue et à des heures régulières.
Evitez les dîners trop copieux, l’alcool et les excitants, mais aussi le sport après 20 heures, car la libération d’adrénaline réveille.
N’hésitez pas à vous ménager un moment de détente. Mais attention à l’ordinateur : si les soirées « chat » sont stimulantes pour l’esprit, elles ne favorisent pas le sommeil.
Veillez à ce que la température de votre chambre n’excède pas 20 oC. Si vous vous réveillez au milieu de la nuit, levez-vous et pratiquez une activité calme, le sommeil devrait revenir. S’il est déjà 4 heures du matin, inutile de vous recoucher : commencez plus tôt votre journée, vous serez fatigué le soir.
Quand consulter ?
N’attendez pas que l’insomnie devienne chronique (plus de trois fois par semaine depuis au moins trois mois) pour en parler à votre médecin.
Il pourra vous prescrire des somnifères, efficaces ponctuellement pour vous aider à passer un moment difficile, ou, éventuellement, des antidépresseurs, si l’insomnie est révélatrice d’une dépression ou d’un trouble anxiodépressif. Si aucun événement difficile de la vie (décès, séparation, chômage...) ni aucune maladie ne sont en cause, il vous orientera vers un spécialiste des troubles du sommeil afin de mieux repérer les raisons du dysfonctionnement.
Le syndrome d’apnées du sommeil se caractérise par des arrêts répétés de la respiration. celle-ci reprend à la faveur de micro-réveils très fréquents et de ronflements importants. Ces apnées sont liées à l’obstruction du pharynx empêchant le passage de l’air dans les voies respiratoires.
Les bons réflexes :
surveillez votre hygiène de vie. Le surpoids, l’alcool, le tabac ou les somnifères favorisent l’apparition de ce trouble. Dormez sur le côté plutôt que sur le dos.
Quand consulter ?
Vous devez consulter si vous vous réveillez très fatigué, avec des maux de tête, si vous avez des troubles de l’attention. Ce syndrome doit être pris en charge, car il augmente le risque d’accidents cardio-vasculaires.
Un enregistrement de la respiration et de l’activité cérébrale dans un centre du sommeil vous sera conseillé. Si une anomalie anatomique est détectée, une intervention chirurgicale peut être recommandée. Il existe également des appareils dentaires qui repositionnent la mâchoire et dégagent les voies respiratoires.
Le traitement des apnées sévères repose sur la ventilation par pression positive continue : l’apnéique porte un masque, relié à un compresseur qui envoie de l’air en continu dans les narines afin d’ouvrir les voies aériennes. Le port du masque peut être contraignant, mais il est en général bien accepté tant la qualité de vie est améliorée.
Elle peut être due à la narcolepsie, une maladie rare qui s’accompagne d’une baisse brutale du tonus musculaire et d’hallucinations et qui se déclare souvent avant l’âge de 20 ans.
Les bons réflexes :
consultez dès l’apparition des symptômes, car cette somnolence a des retentissements sur la vie quotidienne et peut entraîner des accidents.
Gérez votre sommeil, en vous couchant à des horaires réguliers et en dormant suffisamment.
Dans la journée, aménagez-vous des micro-siestes.
Certains stimulants augmentent la vigilance sans entraîner d’accoutumance.
[13.01.11]
Sylvie Boistard
Voir aussi :
Comment se passer de somnifères ?
Le sommeil est indispensable pour récupérer physiquement et psychologiquement de sa journée. 3 à 5 cycles de 100 minutes chacun se succèdent tout au long de la nuit. Chaque cycle comporte différentes phases : sommeil léger, sommeil profond et sommeil paradoxal. Ce dernier est essentiel pour notre psychisme, c’est d’ailleurs celui où l’on rêve. Des études effectuées sur des navigateurs et des militaires montrent que sa privation altère l’humeur et perturbe le raisonnement logique.
A éviter
Ne réveillez pas un somnambule ! Cela pourrait le désorienter et le stresser. Il peut se sentir menacé et devenir agressif, voire se blesser. Reconduisez-le calmement dans son lit sans le réveiller afin qu’il puisse continuer son cycle de sommeil. Et soyez vigilant sur la sécurité : évitez les lits superposés, fermez avec un verrou les fenêtres et l’accès aux escaliers, ne laissez pas traîner des objets coupants qui pourraient le blesser durant ses pérégrinations.
Contacts
Pour connaître les coordonnées du centre du sommeil le plus proche de chez vous, consultez le site
www.institut-sommeil-vigilance.comwww.institut-sommeil-vigilance.com
Réseau Morphée : www.reseau-morphee.org
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